Le 9 juillet 2026, l’Assemblée Générale Extraordinaire AVEA a été contrainte de prononcer la dissolution de l’association.
Derrière la disparition de l’AVEA, ce sont 38 salariés laissés sur le bord du chemin, sans que cela n’émeuve la plupart des élus du CSEC, hormis notamment les élus FO Com.
Un modèle de colonies de vacances fondé sur la solidarité
L’AVEA c’était :
- Un vaste choix de colonies en France comme à l’étranger, l’apprentissage du vivre ensemble et le partage des valeurs de laïcité
- Une politique de colonies de vacances tournée vers la mixité sociale
- Une offre universelle adossée à un tarif unique ( par catégorie de séjour : France ou étranger), permettant à chacun de choisir sa colonie selon ses envies, sans considération des ressources familiales.
L’AVEA c’était aussi : des enfants pris en charge au plus près de leur domicile, l’accueil des Dromiens sans surcoût, un taux d’encadrement supérieur aux exigences réglementaires, des colonies inclusives.
C’était un projet de société, fruit de l’engagement de La Poste et des postiers qui faisait grandir leurs enfants autant qu’il leur faisait vivre leurs rêves.
C’était, sans surprise, un taux de satisfaction des enfants et des parents de 94 % !
La disparition de l’AVEA, un choix politique aux conséquences sociales
Pourquoi la fin de l’AVEA ?
Certains ont tenté de nous servir le discours libéral habituel afin de mieux défendre des modèles à but lucratif qui reproduisent les inégalités sociales ! « Ce n’est plus dans l’air du temps », « cela ne correspond plus à la demande », « L’association n’est pas parvenue à s’adapter ».
Les faits à l’origine de cette situation :
- Grâce à l’intervention de FO Com, le budget 2026 a finalement été validé, malgré un calendrier inadapté aux exigences d’une association qui doit anticiper son activité au moins un an à l’avance,
- Aucune garantie budgétaire pour la préparation du catalogue 2027,
- Changement tardif des aides aux séjours 2026 après diffusion du catalogue AVEA (évolution grille QF),
- Mise en concurrence déloyale : mêmes subventions, mais davantage d’obligations pour l’AVEA,
- Manque de communication pénalisant la visibilité des colonies AVEA,
- Absence de réponse aux questions opérationnelles de l’AVEA (processus, Système d’information…),
- Difficile relation de confiance du fait de manquement à la parole donnée.
Voilà ce qui a compromis la pérennité de l’AVEA !
FO Com a défendu l’AVEA et ses valeurs, tandis que d’autres ont multiplié les décisions qui ont conduit à la disparition de cette association historique !
C’est donc bien un choix politique qui a été opéré ! Un choix libéral et antisocial ! Le choix d’un monde où les valeurs sociales de solidarité et d’éducation citoyenne s’effacent devant la loi du marché et le consumérisme individuel.
Pour FO Com, les Activités Sociales et Culturelles incarnent une vision de la solidarité où chacun contribue selon ses moyens et bénéficie selon ses besoins, afin de réduire les inégalités et de renforcer la cohésion sociale.

