Intelligence artificielle et avenir des postiers

IA à La Poste : nos emplois, nos métiers, notre avenir

L’intelligence artificielle prend progressivement sa place dans les entreprises. À La Poste aussi, elle peut modifier les outils, les tâches, l’organisation du travail et les compétences demandées. On nous parle d’innovation, de modernisation, de temps gagné. Mais une question simple doit être posée : ce temps gagné servira-t-il aux postiers ou se retournera-t-il contre eux ?

Car derrière les mots et les écrans, il y a une réalité très concrète : des emplois, des métiers, des savoir-faire, des collègues qui s’interrogent sur leur avenir professionnel. Personne ne doit découvrir demain que son métier a changé, que ses tâches ont disparu ou que son poste est fragilisé, sans avoir été formé, accompagné et respecté.

L’IA ne doit pas créer une nouvelle fracture entre celles et ceux qui maîtrisent déjà les outils numériques et celles et ceux qui n’ont ni le temps ni les moyens de les comprendre. La formation doit être une vraie formation : adaptée à chacun, aux métiers, accessible à tous, réalisée sur le temps de travail. Pas une succession de modules imposés derrière un écran. Se former doit permettre de progresser, de faire reconnaître ses compétences et d’ouvrir de réelles possibilités d’évolution.

Quid également des données personnelles, de la responsabilité, de la transparence des outils?
Si de nouveaux outils permettent de gagner du temps ou de réaliser certaines tâches autrement, ce gain doit profiter au travail et aux postiers : mieux travailler, mieux se former, préserver les emplois, développer les compétences, améliorer le service rendu. Nous ne pouvons pas accepter que l’IA serve à demander toujours plus avec moins de personnels, à vider certains métiers de leur intérêt ou à imposer des mobilités subies.

Pour FO Com l’enjeu est simple : l’intelligence artificielle doit aider les postiers dans leur travail, non les remplacer ; elle doit enrichir les métiers, non les appauvrir ; elle doit ouvrir des perspectives, non fermer des portes. L’avenir des postiers ne peut pas être une variable d’ajustement. FO Com continue de porter ses revendications dans le cadre de la négociation de l’accord dédié.