Fermetures et fusions de bureaux de poste

FO Com dénonce des décisions prises sans véritable dialogue social.

Le service public postal ne peut pas se résumer à des fermetures de bureaux, des fusions de bureaux et à des transformations en points partenaires !

FO Com dénonce la multiplication des projets de fermeture ou des regroupements de bureaux de poste de plein exercice, décidés trop souvent sans véritable dialogue social avec les organisations syndicales.
Dans de nombreux cas, les représentants du personnel sont informés alors que le projet est déjà largement ficelé. Plus grave encore, l’annonce à la population intervient parfois pendant la période estivale, lorsque les possibilités de mobilisation et de débat public sont réduites.
Pour FO Com, cette méthode n’est pas acceptable.

La transformation d’un bureau de poste en Agence Postale Communale (APC) ou en Relais Poste Commerçant (RPC) ne constitue pas une simple évolution de l’organisation. Elle entraîne une modification de la nature et du niveau des services proposés à la population, ainsi que des conséquences directes sur l’emploi postal.
Un APC ou un RPC ne remplace pas un bureau de poste de plein exercice. Les services proposés, les horaires, les moyens humains et les missions assurées ne sont pas nécessairement les mêmes.
FO Com continuera à défendre le maintien du nombre des bureaux de poste de plein exercice.

Pour FO Com, le réseau postal doit rester un élément essentiel de l’aménagement du territoire et de l’égalité d’accès au service public.
Maintenir le nombre des bureaux de poste de plein exercice, c’est garantir :

    • des emplois de postiers au plus près des territoires
    • une accessibilité réelle aux services postaux et financiers pour la population
    • une présence humaine et un accueil de qualité
    • le maintien des compétences et des qualifications des personnels
    • de meilleures conditions de travail pour les agents

Car derrière chaque fermeture, ce sont aussi des postiers qui doivent se déplacer davantage, changer de lieu de travail ou parfois parcourir plusieurs dizaines de kilomètres supplémentaires.
Ces mobilités imposées ont un impact concret sur leur quotidien : temps de trajet supplémentaire, frais de carburant ou de transport, fatigue, organisation familiale et perte de pouvoir d’achat.

La fermeture d’un bureau ne doit donc pas être considérée uniquement comme une décision immobilière ou économique : elle a des conséquences humaines, sociales et territoriales.

Mais c’est également prendre le risque de laisser davantage de place à la concurrence, en proposant à nos clients un service qui ne répondrait plus pleinement à leurs attentes et à leurs besoins. Cette dégradation de la qualité de service pourrait entraîner une perte de confiance de notre clientèle, limiter notre capacité à conquérir de nouveaux clients et, à terme, peser lourdement sur les résultats de la BGPN. Elle aurait également des conséquences directes sur l’emploi des postiers, en fragilisant durablement l’activité et les volumes qui permettent de maintenir nos emplois.

FO Com demande un véritable dialogue social

FO Com exige que les représentants du personnel et les organisations syndicales soient informés suffisamment en amont, avant que les décisions ne soient arrêtées, afin de pouvoir réellement discuter des conséquences des projets et proposer des alternatives.
Nous demandons également que chaque projet de fermeture fasse l’objet d’une véritable évaluation de ses conséquences sur l’emploi, les conditions de travail, les temps de trajet des agents, le service rendu à la population et l’accessibilité territoriale. Le service public postal mérite mieux que des décisions prises à huis clos puis présentées comme inéluctables.

FO Com continuera de défendre le maintien des bureaux de poste de plein exercice, les emplois des postiers et un service public postal accessible à tous.
Pour FO Com, le service public postal n’est pas une variable d’ajustement !
Pas de fermeture sans dialogue social.
Pas de transformation et fusion sans garanties.
Pas de recul du service public.
Défendons les bureaux de poste de plein exercice et les emplois des postiers !