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NAO, conditions de travail et dialogue social : des réponses attendues

Dans un contexte économique qui continue de peser sur le pouvoir d’achat des postières et des postiers, FO Com a de nouveau demandé à la Direction la réouverture des Négociations Annuelles Obligatoires. Après plusieurs courriers adressés à l’entreprise et une rencontre avec la PDG et la DRH du Groupe, nous continuons de porter cette revendication légitime afin que les rémunérations soient réévaluées à la hauteur des difficultés rencontrées par les agents et les cadres.

Nous avons également alerté la Direction sur la dégradation des conditions de travail qui se traduit par une hausse de l’absentéisme, des départs de l’entreprise, une multiplication des sanctions disciplinaires et des situations de mal-être aux conséquences parfois dramatiques qui ne peuvent être ignorées. Face à ces constats, il est urgent que La Poste mette en œuvre des actions concrètes de prévention, d’accompagnement et d’amélioration des conditions de travail.

Enfin, nous avons réaffirmé notre exigence d’un dialogue social de qualité. Les organisations syndicales doivent être associées en amont des projets afin que les remontées du terrain, les attentes des agents et les impacts sur les organisations de travail soient réellement pris en compte. Le dialogue social ne peut se limiter à une simple consultation des instances une fois les décisions déjà arrêtées.

Ces sujets ont également été portés au plus haut niveau de l’entreprise lors du Conseil d’Administration du 11 juin, où notre administratrice est intervenue sur la nécessité de réouvrir les NAO et d’agir face à la dégradation des conditions de travail. Nous poursuivrons nos démarches et nos interventions pour obtenir des réponses concrètes sur ces enjeux essentiels pour l’ensemble des postières et des postiers.

FO Com demande la réouverture des négociations annuelles obligatoires à La Poste

Dans un contexte économique toujours très tendu, les difficultés de pouvoir d’achat continuent de peser lourdement sur les postiers. L’inflation persistante sur les produits du quotidien, l’augmentation des coûts de l’énergie, des transports et de l’alimentation fragilisent durablement les budgets des familles. À cela s’ajoutent les fortes incertitudes internationales, notamment liées à la situation géopolitique au Proche-Orient, qui entretiennent des tensions sur les marchés et alimentent une nouvelle hausse des prix.

Les rémunérations ne permettent plus aujourd’hui de compenser pleinement la perte de pouvoir d’achat constatée depuis plusieurs mois.

Dans ce contexte exceptionnel et préoccupant, FO Com estime nécessaire d’ouvrir à nouveau le dialogue social autour des rémunérations.

C’est pourquoi nous avons écrit à la DRH du Groupe La Poste pour demander la réouverture des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), afin d’étudier une nouvelle proposition de réévaluation des mesures salariales face à cette situation économique durablement dégradée.

Lire le courrier à destination de la DRH

NAO 2026 : le mauvais calcul de La Poste

Conviés à une ultime réunion au sujet des revalorisations salariales, nous sommes restés sans voix devant les propositions de La Poste :

  • 0.7 % d’augmentation générale pour les classes I et II,
  • 0.4% d’augmentation générale pour la classe III et 0.6% d’augmentation individuelle,
  • 1% d’augmentation individuelle pour les Groupes A et B,
  • 1% de complément de rémunération pour les classes I, II et III,
  • Prime ultra-marine revalorisée à 1%.

Conséquences de ces décisions :

  • des agents qui auront de plus en plus de mal à finir le mois,
  • aucune augmentation individuelle pour bon nombre de cadres,
  • La non prise en compte de la cherté de la vie dans les DROM.

FO Com a dénoncé le discours de La Poste mettant en relation inflation et revalorisation salariale. Mais pourquoi ne pas avoir suivi ce même raisonnement lorsque l’inflation était à 5,2% et 4,9% (en 2023 et 2024).

La Poste avance ses difficultés dans un contexte économique complexe. Certes, nous sommes conscients du poids du coût des missions de service public qui pèse dans les comptes de l’entreprise (environ 1 Md€ par an) du fait du désengagement de l’Etat.

Cependant, les personnels ne peuvent plus supporter cette disette salariale. D’une part d’un point de vue économique : il faut bien remplir le frigo et payer les factures. D’autre part, il devient insupportable d’assurer les résultats sans contrepartie et avec des dégradations des conditions de travail alors même que les actionnaires, eux, ne sont jamais inquiétés pour le versement de leurs dividendes.

Que reste-t-il comme solution ? Comment faire comprendre à La Poste que ses calculs sont erronés et contre-productifs ?

Lire notre déclaration préalable