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Mayotte : situation extrême dans le département le plus pauvre de la République

mayotteLe déconfinement serait retardé à Mayotte à cause d’un développement accru du virus. Encore une fois, la faute est rejetée sur une population qui ne respecterait pas les mesures de confinement!

Après deux cas avérés, trois nouveaux cas de Covid-19 viennent d’être déclarés à La Poste de Mayotte. La section départementale FO Com exige la mise en quatorzaine des collègues et insiste sur le fait de tester l’ensemble des personnels qui ont été en présence des agents infectés.

En réponse à l’interrogation des membres de CHSCT qui portent les mêmes revendications que Force Ouvrière, le Président rappelle les mesures applicables qui doivent demeurer partout où des signalisations de cas de COVID-19 sont avérés. Par ailleurs, il a informé de la réalisation de tests uniquement sur des personnes qui présentent des symptômes.

Pour FO Com, à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Dans ce contexte de crise, Mayotte vie une exposition au danger sans pareil. La Poste doit prendre les mesures nécessaires pour tester l’ensemble des agents ayant été en contact avec des personnes infectées, sans attendre l’arrivée des symptômes. Cela va permettre d’isoler les personnes malades et éviter que les agents contaminent leurs familles.

Chacun peut se rendre compte de la situation à Mayotte. Les « Favelas » sont le lot des habitants et chacun pourra comprendre pourquoi le confinement n’est pas possible au vue de structures hospitalières réduites à la portion congrue. Nous savons que si l’épidémie se poursuit, la seule structure hospitalière existante ne suffira pas pour accueillir la population qui n’aura plus qu’un droit… celui de mourir.

La République, c’est l’égalité de traitement. Alors quid de l’emploi ? Quid de la construction de logements décents ? Et de la possibilité d’être accueilli à l’hôpital ?

Covid-19: les départements d’Outre-mer sont les grands oubliés de cette crise

Outre-merLes chaînes de télévisions nationales, nous informent chaque jour sur le nombre de malades, le nombre de victimes, les traitements. Les français connaissent ce qui se passe dans le monde entier. En revanche, nous n’avons aucune information sur la situation sanitaire catastrophique de nos départements d’Outre-mer.

En effet, nous assistons à une vraie défaillance du système de santé dans nos départements d’Outre-mer en plus d’une gestion calamiteuse de cette crise par les autorités sanitaires et politiques. Toute une série de situations et de fautes, notamment dans la gestion des bateaux de croisières, vont conduire à la propagation du virus.

La plupart des territoires d’Outre-mer disposent d’une capacité hospitalière rapportée à la population bien inférieure à celle de l’hexagone. La situation de Mayotte est la plus défavorable avec quatre fois moins de lits par habitant que la moyenne nationale. Mayotte n’est pourvue que de 16 lits de réanimation pour 256 000 habitants. Le CHU de Guadeloupe, déjà sinistré en 2017 par une incendie, se trouve complètement débordé face à cette crise avec une absence de matériel et de dépistage, d’équipements de diagnostic, de soin et de protection (gants, lunettes, blouses, sur-blouses, masques, masques à visière) en nombre suffisant pour le personnel soignant, les infirmières, les auxiliaires de vie sociale.

Les départements d’Outre-mer sont dans une situation sanitaire relativement préoccupante, incapables de faire face aux carences constatées de l’Etat et des autorités sanitaires. Les manquements sanitaires sont bien trop graves pour garantir la sécurité et la santé des travailleurs et de leurs familles. Pour FO Com, le respect du droit à la vie des populations ultramarines doit être préservé.

À La Poste et Orange, la situation n’est guère mieux, nous rencontrons aussi un certain nombre de difficultés.

À Orange dès le début de la crise, l’ensemble des boutiques de la DO Caraïbes ont bien été fermées pour préserver et garantir la sécurité et la santé des salariés. Le télétravail pour les salariés ayant une activité compatible avec le travail à distance a été mis en place, contribuant ainsi à la continuité d’activités essentielles. Cependant, la direction d’Orange n’a pas hésité à profiter de la loi sur l’urgence sanitaire du 23 mars 2020 pour bafouer le droit à congés des salariés.

À La Poste, les préconisations gouvernementales ne sont pas toujours respectées dans certains établissements. Nous constatons un manque flagrant de communication et un déficit volontaire d’information. Le centre financier de la Réunion est fermé depuis plusieurs semaines alors que pour le Centre Financier de Martinique un cas de Covid-19 avéré n’entrainera la fermeture que pendant trois jours après désinfection des lieux. En Guadeloupe, le Centre Financier refuse instamment de nous répondre malgré l’urgence de la situation. Nous n’avons aucune information notamment sur les activités essentielles, le plan de continuité d’activité, le reclassement des agents EXCELLO DOM et les mesures mises en place pour préserver la sécurité et la santé des personnels. Nous attendons encore aujourd’hui les réponses à nos questions…

Par contre, l’organisation mise en place pour le paiement des prestations sociales a plutôt bien fonctionné selon les remontées des départements et ceci malgré les incidents au bureau de poste des terres-saint-ville le lundi 6 avril 2020, à Fort-de-France.

Nous revendiquons des masques en nombre suffisant pour les CTC. Nous rappelons aux responsables qu’un masque, c’est pour une durée de 4 heures et non pour toute une vacation.

Pour les départements ultramarins, nous demandons le renforcement des capacités hospitalières avec beaucoup plus de lits de réanimation et de médecins.

Des matériels de protection (masques, gants, gels hydro-alcooliques, sur-blouses) en nombre suffisant afin d’éviter toute rupture de stock et permettre une large utilisation des masques.

Afin d’endiguer l’épidémie, nous demandons l’organisation d’un dépistage systématique de tous ceux qui sont en première ligne, ainsi que l’ensemble de la population d’Outre-mer, comme le préconise l’Organisation Mondiale de la Santé.

FO Com est en première ligne sur le terrain et, en syndicat responsable, joue pleinement son rôle pour garantir la sécurité et la santé des salariés de La Poste et d’Orange.

Grèves des postiers dans les DOM, des actions qui payent !

En Guadeloupe : La Poste obligée de revoir sa copie

guadeloupe

Suite à un conflit social réunissant environ 600 postiers Guadeloupéens autour d’un piquet de grève qui aura duré 5 jours, La Poste a bien été obligée d’entendre les revendications clamées !
L’élément déclencheur commence en septembre 2019, où le dialogue social entre la Direction Régionale et les organisations syndicales fût rompu, ces derniers contestant la méthode d’un projet de réorganisation. Depuis 2 ans, un cahier revendicatif comportant plus de 20 points – notamment sur les sujets de l’emploi, de la qualité de vie au travail – n’a trouvé aucun écho auprès des dirigeants de La Poste. Les postiers réunis autour de l’intersyndicale FO Com, CGT, SUD et CFTC se sont donc mobilisés autour de ces revendications. Plusieurs heures de négociations ont été nécessaires pour qu’un protocole de fin de conflit puisse voir le jour. L’accord prévoit entre autres la création immédiate d’une centaine de postes en CDI pour une grande majorité et l’arrêt des recrutements en intérim, le maintien des bureaux de poste de plein exercice et l’interruption des réorganisations pendant 6 mois, la formation des postiers pour développer leurs compétences et la fin des pressions managériales.
FO Com se félicite de la forte mobilisation des postiers de la Guadeloupe, ayant contraint La Poste de revenir à la table des négociations pour répondre aux revendications déposées depuis plusieurs mois afin de stopper la souffrance au travail qu’elle a engendré suite à sa politique de « rouleau compresseur ».


Une victoire historique pour les postiers de la Martinique

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Les postières et les postiers de la Martinique en grève depuis le 14 janvier 2020 à l’appel de l’intersyndicale (FO – CGTM – CFTC) et Sud ont remporté une victoire historique pour l’avenir des postiers de la Martinique. Il aura fallu attendre près de 21 jours de grève, pour que l’intersyndicale et La Directrice Exécutive négocient 19 des 22 points de la plateforme de revendications et signent un protocole de fin de conflit. Les négociations ont duré 6 jours et ont permis de déboucher sur 110 emplois en CDI, la création d’un emploi de cadre supérieur, l’ouverture de promotions pour le personnel, le respect des compensations pour les tournées à découvert et les repos de cycle, le respect enfin de l’équilibre « vie privée/vie professionnelle ». Au Réseau, ont été obtenus la remise de la planification sur 3 mois et le respect des ETC sur le temps de travail ainsi que le paiement des indemnités de déplacement. Malgré cette victoire, l’intersyndicale estime que la Directrice Exécutive n’a pas répondu aux revendications concernant les problèmes de dialogue social notamment, l’arrêt de l’autoritarisme du Directeur Régional. FO Com appelle l’ensemble des postières et postiers à rester déterminé.
Ce protocole est le fruit de la lutte des postières et postiers de la Martinique.

Grève des postiers en Guadeloupe : La Poste obligée de revoir sa copie

art-de-la-greve-guadeloupeSuite à un conflit social réunissant environ 600 postiers Guadeloupéens autour d’un piquet de grève qui aura duré 5 jours, La Poste a bien été obligée d’entendre les revendications clamées !

L’élément déclencheur commence en septembre 2019, où le dialogue social entre la Direction Régionale et organisations syndicales fût rompu, ces derniers contestant la méthode d’un projet de réorganisation. Depuis 2 ans, un cahier revendicatif comportant plus de 20 points – notamment sur les sujets de l’emploi, de la qualité de vie au travail – n’a trouvé aucun écho auprès des dirigeants de La Poste. Les postiers réunis autour de l’intersyndicale FO Com, CGT, SUD et CFTC se sont donc mobilisés autour des ces revendications.

Plusieurs heures de négociations ont été nécessaires pour qu’un protocole de fin de conflit puisse voir le jour. Les grévistes ont obtenu satisfaction sur 10 thèmes de leurs revendications. L’accord prévoit entre autres la création immédiate d’une centaine de postes en CDI pour une grande majorité et l’arrêt des recrutements en intérim,  le maintien des bureaux de poste de plein exercice et l’interruption des réorganisations pendant 6 mois, la formation des postiers pour développer leurs compétences et la fin des pressions managériales.

FO Com se félicite de la forte mobilisation des postiers de la Guadeloupe, ayant contraint La Poste de revenir à la table des négociations pour répondre aux revendications déposées depuis plusieurs mois afin de stopper la souffrance au travail qu’elle a engendré suite à sa politique de « rouleau compresseur ».

Congés bonifiés : la mobilisation continue

49068467872_80f5bbbcc8_oLe jeudi 14 novembre 2019, les organisations syndicales (FO, CFTC, CGT, FSU, Solidaire) ont appelé les ultramarins à manifester devant le ministère de l’action et des comptes publics à Bercy pour préserver leurs droits à congés bonifiés. Malgré le froid et la pluie, les personnels ultramarins sont venus nombreux pour monter leur mécontentement et leur détermination à s’opposer au projet de réforme du gouvernement.

Sans aucune concertation, le Président de la République a lancé une réforme, qui remet en cause les droits des originaires d’Outre-mer. En outre, c’est par simple modification du décret de 1978, sans passer par le parlement, qu’ils entendent supprimer le droit aux congés bonifiés. C’est dans ce sens qu’un décret de modification sera adopté avant la fin de l’année 2019.

FO Com s’oppose à cette réforme qui méprise l’histoire au regard de ses territoires ultra-marins et oublie le lien ombilical des agents originaires d’outre-mer avec leur terre, leur famille et leur culture.

Le mouvement lancé il y maintenant 9 mois se poursuit. Tous  les agents de la fonction publique concernés entendent bien défendre leurs avantages liés à leur statut d’ultramarins.