édito

En guise d’édito…
Intervention au XXVème Congrès Confédéral (extraits)

Loin de l’administration des PTT, leur origine commune, La Poste et Orange sont aujourd’hui deux groupes constitués chacun de ce que l’on qualifie de « maison mère » avec des activités historiques et, parallèlement, d’un patchwork de filiales et de sous filiales. La branche télécom est le troisième secteur de la Fédération. […]

En plus des trois opérateurs bien connus que sont Free, Bouygues et SFR, la branche Télécom est constituée d’un nombre incalculable de petites voire très petites sociétés au sein desquelles la concurrence fait rage. Quant à La Poste, elle est aujourd’hui fragilisée par des activités en régression, un éclatement de ses métiers en différentes branches autonomes et son statut de Société Anonyme qui l’oblige à répondre aux exigences de l’État et de la Caisse des Dépôts et Consignations qui, bien que publics, n’en sont pas moins ses deux actionnaires. […]

La Poste, qui vend de la téléphonie et Orange qui propose des services bancaires suppriment des emplois, détériorent les conditions de travail de leurs personnels et abandonnent de plus en plus leurs missions de Service Public. […]

Contraintes par des décisions politiques, les deux entreprises cherchent des moyens de compenser ce « déficit imposé ». Cela passe par la réduction des réseaux en propre, une pression constante sur la masse salariale et la participation de plus en plus active à ce grand jeu de Monopoly mondial, où l’acquisition et la cession d’entreprises, l’externalisation de pans entiers d’activités et le recours à la sous-traitance se moquent de la qualité des emplois et de la dignité humaine.
Face à cette complexité structurelle, économique et aux desseins patronaux contraires aux intérêts de leurs personnels, FO Com oppose ses revendications. Quel que soient les activités, les territoires, les lieux, les métiers, les statuts, les personnels, notre détermination est sans faille pour apporter, à la fois, des réponses individuelles, pour la défense de chacun, et des avancées collectives à même de tendre vers plus de justice sociale. Notre verticalité fédérale permet que toute avancée sociale profite à chaque salarié, qu’il soit issu des maisons-mère ou d’une filiale. À cette verticalité, s’ajoute notre travail collectif qui permet une réactivité et un échange d’informations et d’expérience indispensables à l’efficacité. […]

De manière globale, le développement est un fil rouge au sein de notre fédération. […]

Collectif, présence sur le terrain, communication sont les piliers de nos actions. C’est la méthode utilisée par nos camarades de chez Free qui viennent de gagner leur représentativité, et quelle représentativité, avec un résultat de 58 % ! C’est aussi la méthode utilisée par nos camarades de DPD qui confirment leur première place en améliorant leur représentativité avec un score de 44 %, très loin devant la CFDT. C’est, enfin, la méthode qui sera utilisée lors de nos prochaines élections à Chronopost, Docapost, Orange et d’autres, et bien-sûr à La Poste avec la mise en place du CSE.

Ainsi, nous avons, à FO Com, pleine conscience qu’il faut, chaque jour, inventer le syndicalisme de demain, donc se remettre en question tout en gardant nos valeurs, et ce, au sein et avec une Confédération ambitieuse et unie.

C’est ce qui rétablira le rapport de force. Il en va de nos victoires mais aussi de notre avenir.

Vive la Fédération FO Com. Vive la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière.

Christine BESSEYRE