Santé / Sécurité

Facteurs en souffrance : pour FO l’urgence est de combler les postes vacants

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La Poste a présenté ses propositions sur les conditions de travail des facteurs et de leurs encadrants lundi 21 novembre. Pour FO, elles sont « largement insuffisantes ».
La Poste a supprimé 3 000 à 5 000 postes de facteurs par an depuis 2005. Motif invoqué : la baisse du volume du courrier. Mais, en réalité les agents subissent une totale inadéquation entre les effectifs et la charge de travail réelle…

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Distribution : négociations sur les conditions de travail, enfin le gel des réorganisations !

Facteur-conditions-travailDepuis plusieurs années et récemment encore, FO revendique l’arrêt des réorganisations et l’ouverture de négociations sur l’organisation de travail. Suite aux événements dramatiques de ces derniers mois et leur médiatisation, La Poste a annoncé l’ouverture d’une négociation sur les conditions de travail, entre autres.

Lors de la première réunion tenue ce jour, nous avons réitéré cette demande. La Poste a enfin pris en compte cette revendication en gelant immédiatement toutes les réorganisations en cours jusqu’à la fin des négociations.

FO déplore qu’il ait fallu une succession de drames humains pour que La Poste réagisse ! Il appartient désormais à la direction de mettre tout en œuvre afin que l’être humain retrouve toute sa place et sa dignité dans des organisations de travail plus soucieuses de la santé des postières et postiers que des résultats économiques.

Souffrance au travail : La Poste propose une négociation sur les conditions de travail à la distribution !

La Poste annonce l’ouverture d’une négociation sur les conditions de travail ! S’agit-il d’une annonce pour désamorcer la situation actuelle ou enfin d’une réelle volonté de répondre aux attentes des personnels pour préserver leur santé au travail ?

Depuis 2012 et le grand dialogue, tous les experts font encore les mêmes analyses (cabinets d’expertises, inspection du travail, médecins du travail de La Poste, assistants sociaux…). Ils confirment ce que nous dénonçons : fatigue des postières et postiers, absence d’une réelle prévention, perte de repère et déshumanisation des organisations !

Il est regrettable qu’il ait fallu, aujourd’hui, la médiatisation d’une succession de drames humains, notamment à la BSCC, pour que La Poste réagisse !

Quoi qu’il en soit, nous participerons à cette négociation afin que l’être humain retrouve toute sa place et sa dignité dans des organisations de travail plus soucieuse de la santé des postiers-ières  que des résultats économiques. Mais attention, nous n’accepterons pas que cette négociation serve de dérobade.  Les questions relatives aux enjeux du métier, le sens du travail et sa modélisation, la pénibilité, les normes et cadences, les moyens nécessaires pour accomplir les activités devront trouver des réponses satisfaisantes.

Pour mémoire, l’accord QVT de 2013 prévoyait un chantier de négociation sur l’organisation du travail.  C’est La Poste, qui après quelques rencontres, clôturait le dossier, montrant ainsi sa volonté de ne pas changer sa politique organisationnelle.

En privilégiant d’abord ses résultats économiques et la productivité, La Poste n’a pas vu ou entendu les signaux d’alarme. Elle est donc responsable de cette violence organisationnelle et de ses conséquences sur les personnels.

La santé des agents n’a pas de prix, sauf celui d’assurer à ces derniers des conditions de travail préservant leur bien-être.

Souffrance au travail, assez de déni !

PFAssez de déni et d’hypocrisie, du « chut, tout va bien ». Entendre que La Poste met l’humain au cœur de ses organisations est une gifle de plus infligée aux postiers-ieres qui souffrent au travail. Même si La Poste n’est pas toujours coupable, elle est responsable de la santé au travail de ses agents. Or, ce qui compte avant tout, c’est la productivité, les résultats financiers… Aucune stratégie de fond sur les activités, les métiers et leurs évolutions pour demain. Aucune vision pour les personnels sur leur avenir.  À force d’intensifier les réorganisations, d’individualiser le travail, nos décideurs ont détruit et déshumanisé le collectif. Les femmes et hommes de la Poste ne sont pas des machines ou des robots…ils aiment leurs métiers et veulent y travailler en sécurité. Face à ce déni organisé, FO agit et agira. Non à la violence organisationnelle et à ses suppressions d’emplois. Non à la casse de la santé au travail. Ensemble combattons une nouvelle fois les causes de ce fléau !

Risques de burn-out à la DSI de la Branche Services-Courrier-Colis !

Le burn-out gagne la Direction du Système d’Information (DSI) de la Branche Services-Courrier-Colis de La Poste. Selon une expertise, 18 % des postiers de cette Direction, répondant à une enquête de l’institut Technologia, sont exposés au risque de burn-out. Cette saturation est la conséquence de la restructuration de la DSI initiée en 2014. Il s’agit en fait d’une réorganisation, de surcroît jamais bouclée, impliquant nombre de changements de repères et d’interlocuteurs, des activités transférées ou en cours de transfert !

Et le trouble ne s’arrête pas là. Les décisions prises par la Direction (ajustements, revirements opérationnels et stratégiques) sont liées aux évolutions de la Branche Services-Courrier-Colis et de sa DSI. Le choix de certaines méthodes de management n’a pas toujours été bien vécu par des collaborateurs appelés à s’impliquer toujours plus, voire toujours trop.
De plus, le recours massif à la sous-traitance et la formation de prestataires par les postiers ont renforcé le malaise de ceux-ci et leur appréhension par rapport à l’avenir ainsi que celui du système d’information. Certains postiers informaticiens sont en sous-activité, quand d’autres subissent une charge de travail trop lourde. L’arrivée d’un nouveau Directeur du Système d’Information promet de nouveaux bouleversements voire une véritable révolution culturelle.
Pour Force Ouvrière, la DSI est en risque au regard des fondations fragiles sur lesquelles elle devra s’appuyer. On assiste, en effet, à une réorganisation anxiogène qui ne dit pas son nom et qui ne respecte pas les règles élémentaires de la conduite du changement et du dialogue social de La Poste.
La Poste a sauvé son résultat 2014 grâce au CICE* (dont elle bénéficie toujours). Pour rappel, ce crédit d’impôt a, notamment, pour objectif de favoriser l’investissement et le recrutement. FO s’interroge alors légitimement sur le bien-fondé de la délocalisation de la Tierce Maintenance Applicative à l’étranger, au Maroc en particulier !
La Direction promet bien d’amorcer le transfert des compétences des prestataires vers les postiers pour les missions à valeur ajoutée ; mais que penser de sa volonté déjà annoncée en CHSCT de délocaliser le développement de nouveaux projets informatiques ? Dans ce contexte, l’inquiétude grandissante du personnel est bien légitime. Quant à la maîtrise du Système d’information par La Poste, elle pourrait ne devenir qu’un vieux souvenir…

* Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi