Rému

FO Com demande la réouverture des négociations annuelles obligatoires à La Poste

Dans un contexte économique toujours très tendu, les difficultés de pouvoir d’achat continuent de peser lourdement sur les postiers. L’inflation persistante sur les produits du quotidien, l’augmentation des coûts de l’énergie, des transports et de l’alimentation fragilisent durablement les budgets des familles. À cela s’ajoutent les fortes incertitudes internationales, notamment liées à la situation géopolitique au Proche-Orient, qui entretiennent des tensions sur les marchés et alimentent une nouvelle hausse des prix.

Les rémunérations ne permettent plus aujourd’hui de compenser pleinement la perte de pouvoir d’achat constatée depuis plusieurs mois.

Dans ce contexte exceptionnel et préoccupant, FO Com estime nécessaire d’ouvrir à nouveau le dialogue social autour des rémunérations.

C’est pourquoi nous avons écrit à la DRH du Groupe La Poste pour demander la réouverture des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), afin d’étudier une nouvelle proposition de réévaluation des mesures salariales face à cette situation économique durablement dégradée.

Lire le courrier à destination de la DRH

Prime de partage de la valeur : refus de La Poste

FO Com a écrit à la PDG du Groupe le 25 mars pour demander l’instauration d’une prime de partage de la valeur à tous les postières et postiers.

La réponse de La Poste à notre demande est désormais claire : l’entreprise a opposé un refus. Cette décision apparaît en décalage avec la réalité vécue par les agents, dans un contexte marqué par une instabilité géopolitique persistante, l’inflation durable, la hausse des coûts de l’énergie et les tensions internationales.

Sur le terrain, les difficultés s’intensifient. Les agents subissent de plein fouet la dégradation du pouvoir d’achat : augmentation des dépenses contraintes, stagnation des rémunérations et conditions de travail sous pression. Pour beaucoup, notamment les plus modestes, cette situation devient de plus en plus difficilement soutenable au quotidien.

Le refus de La Poste d’instaurer une prime de partage de la valeur accentue ces fragilités. Sans action de l’entreprise, les impacts financiers pour les agents seront significatifs : perte continue de pouvoir d’achat, recours accru à l’endettement et fragilisation durable des équilibres personnels. Au-delà des aspects financiers, c’est aussi un sentiment de manque de reconnaissance qui persiste.

Dans ce contexte, cette décision soulève une forte incompréhension et renforce le décalage entre les attentes des agents et les choix de l’entreprise. Plus que jamais, la situation exige une prise de conscience et des mesures concrètes. Il y a aujourd’hui une véritable urgence sociale.

FO Com poursuit ses actions auprès de l’entreprise pour l’amélioration de votre pouvoir d’achat.

Lire le courrier de réponse de Mme Debon, PDG du Groupe La Poste

NAO 2024 – Loin d’être parfait…

NAO 2024… Mais quelques améliorations.

Les Négociations Annuelles Obligatoires ont démarré en janvier 2024 avec des propositions qui étaient bien en deçà de l’inflation et des revendications de FO Com. Sous le prétexte de difficultés financières, l’austérité mise en avant par la poste ne doit pas être une constante ni une fatalité.

Après trois plénières et de nombreuses audiences demandées par FO, nous avons très largement contribué à faire évoluer les propositions de La Poste.

Pour en savoir plus, [Lire le tract]

Négociations annuelles obligatoires ne doivent pas rimer avec augmentations dérisoires

Comme chaque début d’année, se tiennent les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires). Ces négociations démarrent dans un contexte particulier avec une inflation encore très élevée, ajoutée aux annonces anxiogènes concernant La Banque Postale ainsi que La Poste Mobile. Les agents ont besoin d’être rassurés notamment en termes de salaire.

Les premières propositions de La Poste ne sont absolument pas à la hauteur.

Pour les Classes I et II : La Poste propose une augmentation générale de 0.6% et pour les classes III et Groupe A et B uniquement des augmentations individuelles dont chacun sait qu’elles sont distribuées dans la plus grande opacité.

Nous exigeons des NAO à la hauteur de l’investissement des postiers et rappelons à La Poste :

  • Que les agents doivent s’adapter en permanence
  • Que les déplacements sont de plus en plus nombreux et ont un impact direct sur le pouvoir d’achat
  • Que les objectifs et les responsabilités sont de plus en plus importants

Les personnels ne doivent pas être les victimes des choix stratégiques de La Poste qui deviennent dangereux socialement et économiquement. FO Com exige des augmentations générales substantielles pour toutes les classes et continuera à revendiquer pour obtenir le 13ème mois.

Des NAO et des postiers

Un peu d’histoire…

Les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) existent depuis 1982 avant d’être inscrites dans le code du travail quelque temps plus tard afin d’encadrer au mieux les modalités de négociations. C’est devenu un temps fort du dialogue social entre l’entreprise et les syndicats mais si la loi oblige à négocier, elle n’oblige pas à conclure un accord. Les thèmes abordés peuvent être divers et propres à chaque entreprise. Toutefois, le législateur a listé des sujets obligatoires tels que la rémunération bien-sûr mais aussi l’insertion professionnelle, la mobilité, la formation…

Qu’en est-il à La Poste ?

Au cours de chaque campagne de négociations, FO Com a toujours exigé une hausse substantielle des salaires et non-pas l’instauration de primes qui, souvent d’ailleurs, sont soumises à un présentéisme que nous condamnons ; de plus, celles-ci n’entrent pas dans le calcul des pensions de retraite. Les conjonctures économiques de plus en plus difficiles rendent ces négociations très compliquées voire déloyales car, chacun l’aura compris, c’est bien l’entreprise qui détient les cordons de la bourse. FO Com a le sentiment qu’au terme d’échanges parfois rugueux, La Poste raisonne sur les données qu’elle choisit plutôt que d’avoir une lecture plus factuelle de la situation du moment.

La clause dite de « revoyure »

C’est à l’initiative de FO Com, qu’en 2022, La Poste inscrivit dans l’accord la possibilité d’une clause de « revoyure » dans le cas où des évolutions majeures de la situation économique générale se feraient sentir. Elle convoqua donc cette année-là cette commission de suivi spécifique et une augmentation supplémentaire vint s’ajouter aux grilles de salaires des postières et des postiers. Certes, bien maigre, mais l’instauration de cette nouvelle phase d’échanges eu le mérite d’exister et de permettre de négocier encore. Au total, cette année-là, ce fut donc une augmentation générale des salaires plus importante.

Les dernières NAO

En 2023, au grand dam de notre organisation syndicale, La Poste décida d’axer les négociations sur des mesures annexes. Elle proposa une augmentation de 3 à 4 % se répartissant entre les salaires, les indemnités de transports et le complément de rémunération. FO Com a dénoncé, dans diverses publications, l’arithmétique quelque peu alambiquée de La Poste sur le sujet mais surtout la médiocrité des propositions. Bien-sûr, le pouvoir d’achat des postières et des postiers les plus modestes notamment, allait augmenter mais restait bien insuffisant au regard d’une inflation plus qu’inquiétante.
Toujours en cohérence avec ses valeurs, FO Com demandait que les salaires bénéficient d’une revalorisation bien plus importante au vu de la hausse des prix pour les produits de première nécessité et de l’énergie.
Il faut savoir que sans accord, ces augmentations, n’auraient pas lieu et la fameuse clause de « revoyure » n’existerait pas. Pour exemple, 4 % pour un salarié de classe I ou II, c’est entre 60 et 90 € bruts de plus par mois selon l’ancienneté.
À notre initiative, une commission spécifique s’est tenue en septembre. Malheureusement, La Poste n’a pas répondu à nos revendications mais nous proposa une autre date. À l’issue de la seconde commission, nous faisons encore chou blanc. La frustration prenant la place à la déception, FO Com, ne lâche pas et exigera encore et jusqu’à obtention pour que « Négociations Annuelles Obligatoires » ne rime plus avec « dérisoire ».