Archives: Diversité

Journée mondiale de la trisomie 21

Postières, postiers aidants : faites valoir vos droits !

À l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21 qui se déroulera le 21 mars, FO Com rappelle que de nombreuses postières et de nombreux postiers sont engagés au quotidien auprès d’un proche en situation de handicap.

Pour bénéficier pleinement des dispositifs prévus par l’accord Aidants (Autorisations Spéciales d’Absences, mesures d’accompagnement pour mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle), il est indispensable de vous déclarer officiellement en tant qu’aidant.

FO Com a été moteur dans ces négociations et reste pleinement mobilisée pour défendre et faire respecter vos droits.

À noter qu’il existe aussi des dispositifs prévus dans les CSE (abondements spécifiques dans les Activités Sociales et Culturelles, ASC). Les informations sur les aides en faveur des aidants sont à retrouver sur la plateforme UP Kalidea du CSEC dans le menu « VOS AIDES ».

Une plateforme téléphonique dédiée vous accompagne grâce « Allo Aidants » au 01 71 70 71 70.

Vous rencontrez des difficultés pour déposer votre dossier ou faire valoir votre statut d’aidant ? Ne restez pas seul ! Rapprochez‑vous rapidement de vos représentants FO Com.

Parents d’enfants en situation de handicap : simplifions l’accès aux aides

FO Com demande des améliorations du système pour les parents d’enfants en situation de handicap.

Les élus d’une majorité de CSE d’Établissement ( CSE E) ont en effet décidé de confier la gestion de ce budget et des prestations associées au CSE Central. Pour FO Com, c’est une bonne chose ! C’est l’illustration concrète de la solidarité entre postiers : tous les CSE E adhérents contribuent au prorata de leurs effectifs et tous les postiers relevant de ces CSE E, qui en ont besoin, peuvent bénéficier de ces prestations.

Cependant, le système mis en place présente encore des dysfonctionnements.

Lire le tract

8 mars 2026 : Journée internationale des droits des femmes

Un demi-siècle après, toujours pas d’égalité salariale !

En cette Journée internationale des droits des femmes, Force Ouvrière rappelle que l’égalité salariale reste, en France, un combat loin d’être gagné. Plus de cinquante ans après la loi de 1972 imposant « à travail de valeur égale, salaire égal », les écarts demeurent. Selon l’INSEE, en 2024, les femmes gagnent encore en moyenne 21,8 % de moins que les hommes sur l’année, et 14 % à temps équivalent. La promesse d’égalité demeure non tenue.

Depuis 2018, le gouvernement met en avant l’index de l’égalité professionnelle comme preuve de progrès accomplis. Mais FO en dénonce les limites : dispositif déclaratif, sans contrôle réel ni sanctions dissuasives. Huit ans après, les résultats parlent d’eux-mêmes : près d’un quart des entreprises n’atteignent pas la note minimale, beaucoup ne publient pas leurs scores, et les pénalités prévues par la loi restent rares. Derrière ces chiffres, ce sont chaque année des milliers de femmes qui perdent des milliers d’euros, en salaires comme en droits à la retraite.

L’exemple de La Poste l’illustre parfaitement. En 2026, l’entreprise affiche un Index à 99/100, laissant croire que l’égalité est acquise. Une note flatteuse (+5 points par rapport à 2025), obtenue notamment grâce à la présence de quatre femmes parmi les dix plus hauts salaires, critère suffisant pour obtenir la note maximale. Pourtant, les inégalités persistent : écarts de rémunération, carrières ralenties, plafonds de verre tenaces, métiers fortement genrés, etc. En 2025, La Poste a même dû mobiliser 750 000 euros pour corriger des écarts salariaux concernant plus de 500 bénéficiaires.

Début 2026, un rapport parlementaire est venu confirmer le constat de FO : l’index n’a produit que des effets de façade. Dans plusieurs secteurs, les écarts repartent même à la hausse. FO dénonce cette hypocrisie qui réduit l’égalité salariale à une vitrine de communication, pendant que, dans la santé, le commerce, le social ou la fonction publique, les métiers à forte présence féminine restent sous-payés et sous valorisés.

Face à cette situation, FO exige des mesures concrètes : contrôles indépendants, sanctions automatiques en cas de manquements, transparence intégrale des grilles de salaires et revalorisation urgente des métiers féminisés. L’État doit cesser de se limiter à un rôle d’observateur et redevenir garant de l’égalité.
La transposition prochaine de la directive européenne 2023/970 sur la transparence salariale est une occasion à saisir. Ce texte impose la publication des écarts de rémunération et le droit pour chaque travailleur/travailleuse d’y accéder. Pour FO, il ne doit pas être appliqué a minima mais dans toute son ambition, avec des contrôles effectifs et des moyens renforcés.

Car l’égalité salariale n’est ni un slogan ni une faveur : c’est un droit fondamental. Plus d’un demi-siècle après la loi de 1972, FO continuera à se battre pour qu’il devienne enfin réalité, sur les bulletins de paie comme dans les carrières. Assez d’attente, assez d’injustice : il est temps d’agir !

Accord Handicap 2026 – 2027: FO Com signe

« Travailler à l’égalité pour ceux qui vivent avec une différence » : tel est le combat que FO Com mène depuis de nombreuses années. Cet engagement constant s’inscrit dans la volonté de favoriser l’insertion professionnelle, le maintien dans l’emploi et l’amélioration des conditions de travail des personnes en situation de handicap.

C’est dans cette continuité que FO Com a signé l’accord handicap 2026-2027, le 17 décembre 2025, dans un contexte d’entrée de La Poste dans le droit commun au 1er janvier 2026. Cette évolution majeure implique des changements importants, tant pour les postières et les postiers que pour l’entreprise, notamment à travers la mise en place de nouveaux processus relatifs aux aides personnelles à solliciter auprès de L’Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées (AGEFIPH).

Le combat de FO Com a permis de réaffirmer que le maintien dans l’emploi soit l’axe prioritaire de l’accord, en faisant de la postière ou du postier l’acteur central du dispositif. Elle a défendu un rôle renforcé pour les CRME, notamment dans leur dimension interbranche, afin d’apporter des réponses coordonnées et efficaces aux situations les plus complexes qui, à ce jour, sont sans réponse.

Par son action, FO Com a également contribué au renforcement des dispositifs de prévention de la désinsertion professionnelle (essai encadré, emploi accompagné, convention de rééducation professionnelle…), en faisant de la visite de pré‑reprise un moment clé pour anticiper les ruptures de parcours et sécuriser les parcours professionnels.

Par ailleurs, FO Com a obtenu la reconduction des 3 ASA « démarches médicales » et 1 « maladie chronique », même si l’octroi d’une journée supplémentaire pour cette dernière n’a pas pu être gagné. FO Com a également fait reconnaître la fibromyalgie dans les actions d’information et de sensibilisation.

Enfin, FO Com s’est battue pour maintenir les référents handicap experts, le référent handicap syndical, l’entretien d’échange après le passage en CSE entre le postier sans solution de reclassement et un acteur de la filière RH ainsi que l’aide, désormais portée à 110 €, pour les familles monoparentales en situation de handicap.

FO Com restera pleinement mobilisée pour garantir l’application effective de cet accord et veiller à ce que chaque engagement se traduise par des effets concrets et durables pour toutes et tous

Handicap à La Poste : où en est-on ?

À l’occasion de la 29e Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées (SEEPH 2025), placée sous le slogan « Handicaps et emploi : l’égalité pour toutes et tous », FO Com appelle La Poste à transformer les engagements en réalités pour tous les postiers en situation de handicap. Assez des beaux discours !

La Poste se félicite de ses chiffres : 9,76% de taux BOE en 2024, 14 000 postiers concernés, 1 688 télétravailleurs BOE, plus de 1 790 aménagements de poste et 40 millions d’euros d’achats auprès des secteurs adaptés et protégés… Pourtant, FO Com refuse de s’en tenir à ces indicateurs. Derrière cette vitrine flatteuse se cache une réalité bien plus dure : l’inclusion ne se résume pas à des chiffres, mais au maintien effectif dans l’emploi des postiers en situation de handicap.

Sur le terrain, les difficultés persistent : procédures de reclassement inefficaces, communication insuffisante, moyens humains limités, manque d’anticipation dans les réorganisations, reclassements interbranches impossibles. Trop souvent, les Commissions de Retour et de Maintien dans l’Emploi (CRME) n’apportent pas de solutions concrètes, laissant des agents isolés ou contraints de quitter l’entreprise. En 2024, 366 licenciements pour inaptitude ont encore été prononcés, autant de parcours brisés.

La négociation handicap ouverte le 23 septembre 2025 est une étape décisive à l’approche de la fin de l’accord agréé. FO Com y défend des revendications fortes pour garantir un maintien dans l’emploi digne et durable.

FO Com dénonce une approche du handicap trop administrative et comptable des situations et exige des avancées concrètes :

    • Le maintien dans l’emploi doit rester la priorité centrale de l’accord.
    • Chaque postière et chaque postier doivent être pleinement informés et accompagnés à chaque étape de leur parcours.
    • Le réseau des référents handicap de proximité, territoriaux et syndicaux, doit être préservé et renforcé.
    • Les moyens dédiés au reclassement interbranches doivent être enfin attribués, car inexistants à ce jour.
    • Des recrutements ambitieux doivent être engagés
    • Une meilleure connaissance de la fibromyalgie doit être développée auprès des services de prévention, de santé au travail, des managers et de la filière RH…

Derrière les chiffres, ce sont des vies et des carrières qui se jouent. FO Com reste vigilante et mobilisée pour défendre, sans concession, la dignité, l’égalité, quel que soit son handicap, et les droits de toutes et tous les postiers en situation de handicap.