Colissimo : le colis, ça va être du lourd!

Via son nouveau plan stratégique, La Poste confirme une chose : le colis devient l’un des principaux moteurs du Groupe.

L’objectif est clair : passer de 2,7 à 3,6 milliards de colis livrés dans le monde d’ici 2031 et faire livrer un colis sur deux en France par Colissimo, Chronopost ou DPD (filiales du Groupe). Pour y parvenir, l’entreprise annonce 10 milliards d’euros d’investissements sur cinq ans, dont 80 millions pour la future plateforme Colissimo de Gondreville, prévue pour 2027.

L’automatisation du tri, l’IA et la modernisation des outils industriels doivent permettre de gagner en capacité et en productivité. La Poste affirme que cette robotisation doit également contribuer à réduire la pénibilité et les tâches répétitives. Sur le papier, tout va donc très bien : plus de colis, plus vite, avec moins de pénibilité !

Pour FO Com, la modernisation de Colissimo peut être une opportunité à condition qu’elle profite aussi aux postiers : moins de pénibilité, des emplois préservés, des conditions de travail améliorées et une juste reconnaissance des efforts réalisés.

Si La Poste a les moyens d’investir massivement dans ses plateformes et ses technologies, elle doit avoir les mêmes ambitions pour l’emploi, les salaires et les conditions de travail. Les milliards peuvent être investis dans les machines mais la richesse, elle, reste produite par les postiers !