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Compensation des missions de service public

FO Com interpelle le Conseil d’Administration !

Depuis 2010 et le changement de statut de La Poste , FO Com ne cesse de revendiquer la compensation, à l’euro près, du coût des missions de service public. Il s’agit d’une obligation de l’État d’autant plus cruciale aujourd’hui que  l’entreprise connait une chute importante des volumes du courrier qui ne représente plus que 15% du chiffre d’affaires.

De l’aveu même de la CDC, premier actionnaire du Groupe, « le sac à dos [ pour La Poste] devient trop lourd ». Il est donc urgent que le Conseil d’Administration presse l’État à prendre ses responsabilités.

Vous trouverez ci-contre le courrier que nous avons lu lors de ce Conseil d’Administration [Lettre aux membres du conseil d’administration]

Législatives : FO Com exige des compensations

LégislativesFO Com a été reçue ce jour par la Direction pour évoquer le sujet de la distribution des plis électoraux en vue des élections législatives prévues le 30 juin et le 7 juillet. Voici les revendications que nous avons portées :

  • Report des réorganisations et pas de mise en œuvre avant septembre 2024.
  • Prise en charge, les jours de distribution, de tous les repas des agents concernés (petit déjeuner, déjeuner et hors budget QVT).
  • Une prime exceptionnelle de 300€.
  • Majoration exceptionnelle de toutes les heures supplémentaires effectives dans le cadre de la distribution des plis
  • Pour les agents qui seraient amenés à revenir sur leurs repos prévus, le paiement d’heures supplémentaires majorées ainsi qu’une prime de 30€ (rendues ou payées selon le choix de l’agent).
  • Dans le cas des organisations de travail en renfort, mise en place du palier le plus haut et abandon de la sécabilité.

FO Com a exigé que tous les agents concernés (production et management), soient compensés au regard des efforts fournis. La Poste s’engage à nous donner une réponse pour la fin de la semaine.

Élections législatives : FO Com exige de la reconnaissance

Suites aux résultats des élections européennes du dimanche 9 juin et à l’annonce faite concernant la dissolution de l’Assemblée Nationale, de nouvelles élections (législatives) sont prévues le 30 juin et le 7 juillet 2024.

Ces deux dates nous interpellent car elles sont sensibles : nous rentrons dans la période de congés d’été, les effectifs sont diminués, l’embauche de CDD et de CDI gelée sur certains territoires, les plans de production sont à revoir. Les postières et les postiers rencontrent des difficultés lors de la distribution des plis électoraux comme à chaque élection du fait de sous-effectif, de retard d’acheminement des plis, d’un fort trafic mal-évalué…

Pour toutes ces raisons, FO Com a fait la demande officielle et en urgence auprès de La  Poste, d’une ouverture de négociations concernant la distribution des plis électoraux. Nous serons reçu mercredi par la BSCC.

FO Com exige l’attribution d’une prime pour tous les postiers concernés, le paiement des heures supplémentaires, la mise en place de moyens humains, l’attribution de RC.

Pour FO Com l’investissement des agents concernés par les plis électoraux méritent une rétribution.

La Banque des Pros : en négociant jusqu’au bout, FO Com obtient du mieux

La Banque des ProsFace à ce projet imposé, nous avons œuvré très largement à améliorer les propositions initiales de La Poste. Le comité technique pour la mise en place du projet d’évolution de la Banque des Pros s’est tenu ce jeudi 6 juin 2024. Lors de toutes les instances de dialogue social qui se sont tenues depuis plusieurs mois, FO Com a fait évoluer le projet afin que tous les collaborateurs soient accompagnés au plus près de leur souhait professionnel.

Nous avons insisté sur les conditions de travail de tous les RCPROS, en demandant à la direction qu’une partie des fonds dédiés à ce projet soient répartis pour améliorer les process, former tous les RCPROS à l’analyse financière et surtout qu’une grosse partie soit redistribuée pour l’accompagnement social (doublement des primes par rapport aux premières propositions de La Poste).

FO Com se bat depuis des années pour obtenir des véhicules d’entreprise pour tous  les commerciaux de La Banque des Pros et nous les avons obtenus pour les futurs DCPB, nous continuons notre combat pour les RCPROS.

Nous avons aussi obtenu la mise en place d’un accord sur la Banque des Pros qui se négociera à la fin de l’année.

FO Com continuera à exiger:

  • Une évolution professionnelle vers le groupe A pour la majorité des RCPROS
  • Une refonte de la RVB et l’intégration de la prime de fonction dans le salaire.
  • Une évolution professionnelle pour les RCPROS vers la BFI
  • Une prime d’adaptation pour tous les RCPROS lors de la mise en place des nouveaux portefeuilles mais aussi une prime de reconnaissance pour ceux qui remplacent leurs collègues quand ils sont absents.

FO Com vous a défendu pendant toutes les négociations et s’est abstenue lors du vote de ce comité technique car nous savons que la transition sera compliquée pour certains d’entre vous mais nous restons à votre disposition pour vous accompagner personnellement si vous rencontrez des difficultés lors de la mise en œuvre de cette réorganisation.

La Poste n’est pas un coût, mais une richesse pour la nation

Lors d’une récente interview sur BFM TV, à la question de savoir si La Poste pouvait se définir comme une entreprise de proximité, le président Philippe Wahl a répondu :  « c’est ce qu’on essaie de construire ». Pour FO Com, La Poste a toujours été une entreprise de proximité depuis  sa création, sa première mission étant la distribution du courrier. Inutile donc de la construire, elle a toujours existé… ou alors on l’a détruite !

Bien sûr, le monde évolue avec ses modes de consommation et ses avancées technologiques. De ce fait, le courrier ne représente plus que 15% du chiffre d’affaires et la diversification des activités est devenue une nécessité si on veut assurer la pérennité de l’entreprise. Mais il y a des activités historiques qui  doivent perdurer, ce sont les quatre missions de service public que sont la distribution du courrier sur tout le territoire, la distribution de la presse, l’accessibilité bancaire et l’aménagement du territoire. En effet, les enjeux du maintien, voire du développement de ces missions se situent dans la crédibilité de l’institution et la confiance des citoyens dans un Groupe qui est l’un des plus appréciés par les français. Pour ce faire, il faut  en assurer le financement. Et parce que ces activités ne sont économiquement pas rentables, ce qui  d’ailleurs n’est pas leur nature,  la charge financière ne doit pas reposer que sur les épaules de La Poste. Même l’actionnaire majoritaire du Groupe, la Caisse des Dépôts et Consignations, reconnait que « le sac à dos devient trop lourd » et plaide pour un accroissement du financement par l’État. Force Ouvrière, quant à elle,  a toujours  revendiqué  une compensation à l’euro près de toutes les missions de service public.

Car c’est ce financement qui permet la proximité, le lien social et les  solidarités. Cela permet également les investissements indispensables à la diversification ainsi que le maintien des emplois et la qualité des conditions de travail. La vraie problématique n’est donc pas de construire ce qui existe déjà, mais de continuer à donner ou à redonner les moyens à La Poste d’ être ce qu’elle a toujours été :  une entreprise de proximité qui a toujours su évoluer, se diversifier grâce à la constante adaptation des postiers. S’il est vrai que nous sommes dans un tournant, inutile cependant de refaire l’histoire…

FO Com ne cessera jamais de le rappeler : La Poste n’est pas un coût mais une richesse pour la Nation.