Diversité

Parents d’enfants en situation de handicap : simplifions l’accès aux aides

FO Com demande des améliorations du système pour les parents d’enfants en situation de handicap.

Les élus d’une majorité de CSE d’Établissement ( CSE E) ont en effet décidé de confier la gestion de ce budget et des prestations associées au CSE Central. Pour FO Com, c’est une bonne chose ! C’est l’illustration concrète de la solidarité entre postiers : tous les CSE E adhérents contribuent au prorata de leurs effectifs et tous les postiers relevant de ces CSE E, qui en ont besoin, peuvent bénéficier de ces prestations.

Cependant, le système mis en place présente encore des dysfonctionnements.

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Accord Handicap 2026 – 2027: FO Com signe

« Travailler à l’égalité pour ceux qui vivent avec une différence » : tel est le combat que FO Com mène depuis de nombreuses années. Cet engagement constant s’inscrit dans la volonté de favoriser l’insertion professionnelle, le maintien dans l’emploi et l’amélioration des conditions de travail des personnes en situation de handicap.

C’est dans cette continuité que FO Com a signé l’accord handicap 2026-2027, le 17 décembre 2025, dans un contexte d’entrée de La Poste dans le droit commun au 1er janvier 2026. Cette évolution majeure implique des changements importants, tant pour les postières et les postiers que pour l’entreprise, notamment à travers la mise en place de nouveaux processus relatifs aux aides personnelles à solliciter auprès de L’Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées (AGEFIPH).

Le combat de FO Com a permis de réaffirmer que le maintien dans l’emploi soit l’axe prioritaire de l’accord, en faisant de la postière ou du postier l’acteur central du dispositif. Elle a défendu un rôle renforcé pour les CRME, notamment dans leur dimension interbranche, afin d’apporter des réponses coordonnées et efficaces aux situations les plus complexes qui, à ce jour, sont sans réponse.

Par son action, FO Com a également contribué au renforcement des dispositifs de prévention de la désinsertion professionnelle (essai encadré, emploi accompagné, convention de rééducation professionnelle…), en faisant de la visite de pré‑reprise un moment clé pour anticiper les ruptures de parcours et sécuriser les parcours professionnels.

Par ailleurs, FO Com a obtenu la reconduction des 3 ASA « démarches médicales » et 1 « maladie chronique », même si l’octroi d’une journée supplémentaire pour cette dernière n’a pas pu être gagné. FO Com a également fait reconnaître la fibromyalgie dans les actions d’information et de sensibilisation.

Enfin, FO Com s’est battue pour maintenir les référents handicap experts, le référent handicap syndical, l’entretien d’échange après le passage en CSE entre le postier sans solution de reclassement et un acteur de la filière RH ainsi que l’aide, désormais portée à 110 €, pour les familles monoparentales en situation de handicap.

FO Com restera pleinement mobilisée pour garantir l’application effective de cet accord et veiller à ce que chaque engagement se traduise par des effets concrets et durables pour toutes et tous

Les violences au travail ne sont pas une fatalité

À l’occasion de la Journée internationale du 25 novembre, FO Com réaffirme que la lutte contre les violences faites aux femmes au travail demeure un enjeu majeur. En effet, malgré les avancées législatives, les violences sexistes et sexuelles restent massives et en grande partie invisibilisées.

Pourtant, l’employeur a l’obligation de mettre en œuvre des actions de sensibilisation, de garantir l’existence d’un dispositif d’alerte et de protéger les victimes contre toute forme de violences. Les chiffres sont alarmants : 9 % des viols ou tentatives de viol ont lieu sur le lieu de travail et 30 % des salariées déclarent y avoir déjà été harcelées ou agressées sexuellement. Pourtant, 70 % des victimes n’en parlent jamais à leur employeur. Et lorsque les faits sont signalés, 40 % des femmes rapportent que la situation s’est retournée contre elles, allant parfois jusqu’à une mobilité forcée ou un licenciement.

Ces violences ont de lourdes conséquences : six salariées sur dix en subissent les effets sur leur santé mentale, leur confiance en elles ou leur carrière (changement d’emploi, isolement, tensions psychologiques). Cependant, seules 2 % des victimes portent plainte, freinées par la peur de représailles, le manque de soutien et la minimisation des faits. Ces constats rappellent l’urgence de prévenir, de reconnaître et de traiter les violences sexistes et sexuelles au travail. Chacun a droit à un environnement professionnel sûr et respectueux.

Dans ce contexte, à La Poste, FO Com s’est fortement mobilisée au cours de la dernière négociation. L’accord Égalité professionnelle 2025-2027 renforce l’action contre toutes les discriminations, les stéréotypes de genre, le sexisme, le harcèlement et les violences, tout en poursuivant les démarches en faveur de l’inclusion. FO Com a notamment obtenu la reconduction des actions de sensibilisation, ainsi que des dispositifs d’accompagnement des victimes de violences familiales, incluant le soutien des assistants sociaux et la diffusion élargie des contacts d’urgence.

Lutter contre les violences au travail, c’est défendre l’égalité, la dignité et la sécurité de toutes et tous. FO Com continuera d’agir, d’alerter et d’accompagner. Briser le silence, c’est déjà commencer à se protéger. 

Handicap à La Poste : où en est-on ?

À l’occasion de la 29e Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées (SEEPH 2025), placée sous le slogan « Handicaps et emploi : l’égalité pour toutes et tous », FO Com appelle La Poste à transformer les engagements en réalités pour tous les postiers en situation de handicap. Assez des beaux discours !

La Poste se félicite de ses chiffres : 9,76% de taux BOE en 2024, 14 000 postiers concernés, 1 688 télétravailleurs BOE, plus de 1 790 aménagements de poste et 40 millions d’euros d’achats auprès des secteurs adaptés et protégés… Pourtant, FO Com refuse de s’en tenir à ces indicateurs. Derrière cette vitrine flatteuse se cache une réalité bien plus dure : l’inclusion ne se résume pas à des chiffres, mais au maintien effectif dans l’emploi des postiers en situation de handicap.

Sur le terrain, les difficultés persistent : procédures de reclassement inefficaces, communication insuffisante, moyens humains limités, manque d’anticipation dans les réorganisations, reclassements interbranches impossibles. Trop souvent, les Commissions de Retour et de Maintien dans l’Emploi (CRME) n’apportent pas de solutions concrètes, laissant des agents isolés ou contraints de quitter l’entreprise. En 2024, 366 licenciements pour inaptitude ont encore été prononcés, autant de parcours brisés.

La négociation handicap ouverte le 23 septembre 2025 est une étape décisive à l’approche de la fin de l’accord agréé. FO Com y défend des revendications fortes pour garantir un maintien dans l’emploi digne et durable.

FO Com dénonce une approche du handicap trop administrative et comptable des situations et exige des avancées concrètes :

    • Le maintien dans l’emploi doit rester la priorité centrale de l’accord.
    • Chaque postière et chaque postier doivent être pleinement informés et accompagnés à chaque étape de leur parcours.
    • Le réseau des référents handicap de proximité, territoriaux et syndicaux, doit être préservé et renforcé.
    • Les moyens dédiés au reclassement interbranches doivent être enfin attribués, car inexistants à ce jour.
    • Des recrutements ambitieux doivent être engagés
    • Une meilleure connaissance de la fibromyalgie doit être développée auprès des services de prévention, de santé au travail, des managers et de la filière RH…

Derrière les chiffres, ce sont des vies et des carrières qui se jouent. FO Com reste vigilante et mobilisée pour défendre, sans concession, la dignité, l’égalité, quel que soit son handicap, et les droits de toutes et tous les postiers en situation de handicap.

Movember : agir pour la santé masculine au travail

Chaque mois de novembre, la campagne Movember rappelle l’importance de la santé masculine, un sujet encore trop souvent entouré de tabous. En tant qu’organisation syndicale engagée pour la santé et l’égalité au travail, nous affirmons que la prévention des maladies masculines doit pleinement s’inscrire dans les politiques de santé au travail. Briser le silence autour de ces questions constitue une étape essentielle pour faire progresser la prévention.

En France, le cancer de la prostate touche près de 60 000 hommes chaque année, faisant de lui le premier cancer chez l’homme. Le cancer des testicules, bien que plus rare, reste le plus fréquent chez les jeunes hommes de 15 à 35 ans. Malgré ces chiffres préoccupants, la prévention demeure insuffisante et le dépistage intervient encore trop souvent tardivement.

Face à ce constat, il est temps que la santé masculine ne soit plus reléguée au second plan. Notre mobilisation a d’ailleurs porté ses fruits : l’accord relatif à l’Égalité professionnelle entre les postières et les postiers 2025-2027, signé par notre organisation syndicale, intègre désormais des actions de communication dédiées à la santé masculine.

Parce que la santé des hommes, comme celle des femmes, n’a pas de prix, FO continuera à revendiquer des moyens et une véritable culture de prévention, accessible à toutes et à tous.