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Sobriété énergétique : la tête dans le guidon et les pieds dans la glace

Sobriété énergétiqueAlors que l’automne fait son œuvre précédant peut-être un hiver difficile, La Poste a annoncé, il y a quelques jours, en CNSST (Commission Nationale Santé et Sécurité au Travail), un plan de sobriété énergétique.

Certes, la planète, l’augmentation des coûts du gaz et de l’électricité, l’instabilité économique due au conflit Russo-Ukrainien pousse à réfléchir différemment. Bref, il faut participer à cet « engagement sociétal » comme dit le Président Wahl. Mais… Attention, il faut toutefois veiller à ce que les conditions de travail des postières et des postiers ne s’en trouvent pas dégradées, risquant des dommages collatéraux sérieux.

Postimmo et la DT sont en charge des dispositions concernant le chauffage et l’éclairage.

Pour le chauffage, il a été décidé de placer le curseur à 16° pour les locaux industriels et 19° pour les sites tertiaires. 14° pour les locaux inoccupés pendant 24h à 48h.Les chauffages d’appoints sont interdits.16° dans les locaux industriels ? Ceux avec le plafond très haut ? La chaleur monte, il fera donc 16° sous le plafond, mais combien à hauteur de casier ?

Dans toutes les branches, la période hivernale, est une période où l’activité croît fortement, toutes et tous seront « au taquet », il ne faudrait pas que le personnel souffre des écarts de températures et tombent malades. La Poste n’aura rien à y gagner.

Pour FO Com, il faut adapter en fonction de la météo et de la configuration des locaux, être vigilant aux alertes des représentants du personnel dans les CHSCT et agir en rapport. Appliquer une politique de sobriété énergétique pour faire des économies, oui ! Mais pas au détriment de la santé des postières et des postiers.

Salaires, une urgence à la BSCC

SalairesDans le contexte inflationniste délicat qui touche toutes les postières et tous les postiers et au-delà de nos actions en faveur du pouvoir d’achat auprès de la DRH, nous avons décidé d’interpeller le Directeur de la BSCC. En effet, il était important de mettre en exergue les difficultés rencontrées par les agents de cette branche principalement issus des Classes I et II.

Nous exigeons de réelles réflexions autour de ce sujet qui, s’il n’est pas pris à bras-le-corps par La Poste, accélérera la démotivation du personnel et entraînera un renoncement.

Vous trouverez ci-joint le courrier adressé au Directeur. [Lire Le courrier au Directeur de la BSCC]

FO Com tient à rappeler que le pouvoir d’achat, à l’instar de l’emploi, reste notre priorité.

9 octobre : Journée mondiale de la poste

la posteLuttons pour un service postal public et mobilisons-nous pour les postiers!

Les services publics ont toujours été l’épine dorsale dans le fonctionnement d’un pays car ils sont l’aménagement du territoire, la proximité avec les citoyens, les services de santé ou bancaires indispensables, la distribution de la presse, la livraison de repas, de courrier ou de colis, la relation humaine par principe.

Alors que la pandémie du covid-19 semble être derrière nous, des voix s’élèvent pour rappeler le rôle indispensable et vital de nos services publics et notamment de nos postiers. Qui étaient les seuls contacts avec la population pendant les confinements de la crise sanitaire ? Nos postiers présents partout sur le territoire ont répondu présents alors que le gouvernement tergiversait encore sur le port du masque, le gel ou les protocoles sanitaires.

La Poste a encore cette image de « grande maison » avec sa proximité, sa chaleur humaine mais pour combien de temps encore ?

Les nombreuses réorganisations et privatisations de nos postes nuisent à nos missions de service public et impactent fortement les conditions de travail des postières et postiers : maigres salaires, conditions difficiles. L’un des derniers rapports du GIEC atteste de l’impact de la libéralisation sur les services publics.

Notre Poste française évolue comme nos postes européennes mais cela ne peut être à ce prix. Nos postiers ont encore ce lien avec la population. Cessons de casser le service public au principe qu’il faudrait réformer…La Poste doit garder les moyens pour ses missions de service universel, pour un coût carbone maîtrisé.

Depuis des années, FO Com met en garde La Poste sur ses expérimentations en matière de nouveaux services ou de digitalisation. Cela ne peut se faire sans concertation et surtout sans les postiers. Alors redonnons ses lettres de noblesse à La Poste !

Connaissez-vous l’aide à la parentalité et aide à la périscolarité ?

parentalité

La garde des enfants peut être payée via CESU. Si la prestation n’est pas payée via ce mode de règlement, un remboursement sur facture est possible. Le montant de l’aide sera similaire à celui octroyé en cas d’utilisation des CESU.

Le COGAS offre également une participation aux dépenses d’activités périscolaires, au frais d’accueil en centres de loisirs et garderies périscolaires dans le cadre de l’aide à la périscolarité. La prise en charge varie de 27 % à 45% de la facture mensuelle dans une limite allant de 27 € a 45 € par mois et par enfant.

Voir les Barèmes aide à la parentalité et aide à la périscolarité

Les prestations, liées à la garde et aux études des enfants, doivent être revalorisées fréquemment au-delà de l’indice officiel du coût de la vie. FO Com exige des engagements forts de la part de La Poste.

Pour connaître votre tranche de Quotient Familial, cliquez ici

Et maintenant…des rendez-vous chronométrés

rendez-vous chronométrésMais où s’arrêteront-ils ?

Courant juillet 2022, beaucoup de conseillers se sont posés la question, s’étonnant de voir apparaître une nouvelle case à remplir dans GDP. Encore une fois, aucune explication en amont, aucun sens donné par la ligne managériale, aucune concertation… Alors, les raccourcis sont vite faits : Les Cobas ne perçoivent cette nouvelle obligation que comme une autre façon d’être « fliqués » et infantilisés. Quel peut bien être l’objectif de La Poste ?

Pour la LCB, il n’y a pas de doute : en mesurant ainsi la durée des rendez-vous, La Poste cherche à ajuster le nombre de conseillers et justifier des suppressions de postes.

Raccourci ou vérité ?

C’est le conseiller qui doit sélectionner la durée du rendez-vous, pouvant aller de 15 minutes à plus d’une heure, ainsi que la méthode de vente utilisée. Les problèmes informatiques, le scan des documents, l’auto-certification, les délais pour joindre la CNP, l’IARD, ou le crédit consommation, les procédures grignotent bien trop de temps sur le temps purement commercial. Il est donc fort à parier que la plupart des rendez-vous dureront plus d’une heure !

De plus, La Poste oublie tout ce qui entoure l’acte de vente. L’importance de l’empathie est primordiale. Aujourd’hui, encore plus qu’avant, le client a besoin qu’on se soucie de lui, il ne souhaite plus être un numéro. Ça, il faut que La Poste l’intègre, tout comme elle doit accepter que le suivi du client ne débouche pas systématiquement sur un rendez-vous concrétisé ! Ce temps-là est difficilement quantifiable et nécessite de faire confiance aux conseillers.

Force est de reconnaître qu’aujourd’hui l’entreprise est à des années-lumière de cette évidence. Un management contre-productif nous semble d’un autre âge et ne permettra pas d’attirer de nouvelles recrues.