Augmentations salariales 2026

Comme chaque année, dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires, FO Com porte les revendications des postiers, qu’ils soient cadres ou employés. Ces revendications sont, non seulement légitimes mais répondent également à une urgence économique.

Consciente du reste à charge que La Poste doit supporter dans le cadre du financement de ses missions de service public, FO Com maintient son action et renouvelle régulièrement ses interventions auprès de l’État pour qu’il compense, à l’euro près, le financement de ces missions. Pour rappel, la sous-compensation coûte un milliard par an à La Poste. Si cet état de fait est inadmissible, il ne doit pas, non plus, être prétexte à des NAO au rabais.

Les revendications portées par FO Com sont claires et totalement réalisables :

  • Augmentation générale de 3% permettant le rattrapage des dernières années. Aucune année blanche concernant les cadres ne peut être tolérée.
  • 13ème mois. Comment un groupe comme La Poste peut-elle encore afficher un tel manque ?
  • Augmentation de la prime ultra-marine dont la prime BINO. Rappelons que les prix en outre-mer sont de l’ordre de 42% supérieurs à ceux de la métropole.
  • Mesures spécifiques pour les familles monoparentales ou personnes seules
  • Revalorisation et l’élargissement des primes frontalières et de vie chère
  • Revalorisation des mesures annexes (aide aux transports, ITVP etc…)

De plus, FO Com exige l’ouverture d’une négociation spécifique sur la refonte et l’allongement des grilles ainsi qu’un point sur l’application de la directive Européenne sur la transparence salariale.

Devant l’investissement et l’engagement des postiers, leur professionnalisme et leur adaptabilité permanente, la Poste ose, aujourd’hui, ouvrir ces NAO 2026 avec une proposition de 0,7%. Comment interpréter cette première proposition en dessous de l’inflation et alors que les salaires de beaucoup de postiers sont en dessous du salaire médian français ?

Pour FO Com, ces premières propositions sont indécentes et ne répondent en rien à l’investissement des salariés. Il faut entendre et admettre qu’aujourd’hui , l’augmentation substantielle des salaires n’est plus un choix mais une urgence sociale.