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Branches BP et BGPN – Augmentations salariales 2026

FO Com refuse la politique du « tout ou rien »

En 2026, la répartition de l’enveloppe d’augmentation au sein de la Branche Banque Postale et à la BGPN repose sur un système binaire injuste :

  • 0 % pour une majorité de cadres et cadres supérieurs
  • 2 % ou 3 % pour une minorité avec une moyenne héritée d’une NAO (Négociation Annuelle Obligatoire) qui n’a de « négociation » que le nom

Résultat: des agents bien notés, voire très bien notés, vont se voir attribuer 0 % d’augmentation. Une situation d’autant plus inadmissible que leurs contributions ont permis les excellents résultats de l’entreprise, comme le soulignent les Master Class et présentations internes. FO Com dénonce une logique punitive : comment justifier qu’un agent impliqué, dont le travail est reconnu, soit traité de la sorte ?

Pour en savoir plus, Lire le tract

NAO 2026 : le mauvais calcul de La Poste

Conviés à une ultime réunion au sujet des revalorisations salariales, nous sommes restés sans voix devant les propositions de La Poste :

  • 0.7 % d’augmentation générale pour les classes I et II,
  • 0.4% d’augmentation générale pour la classe III et 0.6% d’augmentation individuelle,
  • 1% d’augmentation individuelle pour les Groupes A et B,
  • 1% de complément de rémunération pour les classes I, II et III,
  • Prime ultra-marine revalorisée à 1%.

Conséquences de ces décisions :

  • des agents qui auront de plus en plus de mal à finir le mois,
  • aucune augmentation individuelle pour bon nombre de cadres,
  • La non prise en compte de la cherté de la vie dans les DROM.

FO Com a dénoncé le discours de La Poste mettant en relation inflation et revalorisation salariale. Mais pourquoi ne pas avoir suivi ce même raisonnement lorsque l’inflation était à 5,2% et 4,9% (en 2023 et 2024).

La Poste avance ses difficultés dans un contexte économique complexe. Certes, nous sommes conscients du poids du coût des missions de service public qui pèse dans les comptes de l’entreprise (environ 1 Md€ par an) du fait du désengagement de l’Etat.

Cependant, les personnels ne peuvent plus supporter cette disette salariale. D’une part d’un point de vue économique : il faut bien remplir le frigo et payer les factures. D’autre part, il devient insupportable d’assurer les résultats sans contrepartie et avec des dégradations des conditions de travail alors même que les actionnaires, eux, ne sont jamais inquiétés pour le versement de leurs dividendes.

Que reste-t-il comme solution ? Comment faire comprendre à La Poste que ses calculs sont erronés et contre-productifs ?

Lire notre déclaration préalable

Augmentations salariales 2026

Comme chaque année, dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires, FO Com porte les revendications des postiers, qu’ils soient cadres ou employés. Ces revendications sont, non seulement légitimes mais répondent également à une urgence économique.

Consciente du reste à charge que La Poste doit supporter dans le cadre du financement de ses missions de service public, FO Com maintient son action et renouvelle régulièrement ses interventions auprès de l’État pour qu’il compense, à l’euro près, le financement de ces missions. Pour rappel, la sous-compensation coûte un milliard par an à La Poste. Si cet état de fait est inadmissible, il ne doit pas, non plus, être prétexte à des NAO au rabais.

Les revendications portées par FO Com sont claires et totalement réalisables :

  • Augmentation générale de 3% permettant le rattrapage des dernières années. Aucune année blanche concernant les cadres ne peut être tolérée.
  • 13ème mois. Comment un groupe comme La Poste peut-elle encore afficher un tel manque ?
  • Augmentation de la prime ultra-marine dont la prime BINO. Rappelons que les prix en outre-mer sont de l’ordre de 42% supérieurs à ceux de la métropole.
  • Mesures spécifiques pour les familles monoparentales ou personnes seules
  • Revalorisation et l’élargissement des primes frontalières et de vie chère
  • Revalorisation des mesures annexes (aide aux transports, ITVP etc…)

De plus, FO Com exige l’ouverture d’une négociation spécifique sur la refonte et l’allongement des grilles ainsi qu’un point sur l’application de la directive Européenne sur la transparence salariale.

Devant l’investissement et l’engagement des postiers, leur professionnalisme et leur adaptabilité permanente, La Poste ose, aujourd’hui, ouvrir ces NAO 2026 avec une proposition de 0,7%. Comment interpréter cette première proposition en dessous de l’inflation et alors que les salaires de beaucoup de postiers sont en dessous du salaire médian français ?

Pour FO Com, ces premières propositions sont indécentes et ne répondent en rien à l’investissement des salariés. Il faut entendre et admettre qu’aujourd’hui, l’augmentation substantielle des salaires n’est plus un choix mais une urgence sociale.