DOM

Situation sanitaire en Guadeloupe et en Martinique

martinique_guadeloupe_breveSanté et sécurité des agents, congés bonifiés… FO Com a été entendu !

Le 10 août dernier, face à la situation sanitaire préoccupante en Guadeloupe et en Martinique, FO Com a écrit à la DRH Groupe lui demandant la mise en place de mesures exceptionnelles afin de garantir la santé et la sécurité de tous les agents [lire notre courrier].

FO Com revendique :

  • La tenue régulière de CHSCT extraordinaire pour suivre au plus près la situation,
  • La mise en place d’organisations de travail type horaires décalés, brigades, extension du télétravail…,
  • Le report des congés bonifiés afin qu’aucun agent ne perde le bénéfice de ce droit.

Nous avons également insisté sur le rôle indispensable des membres du CHSCT et des militants syndicaux en exigeant le plein exercice de leur mandat et leur libre circulation sur tout le territoire.

Nous avons été entendus.

La Poste s’engage à accepter le report des congés bonifiés y compris pour les agents dont les congés bonifiés ont déjà été reportés du fait de la crise sanitaire.

De plus, La Poste adapte ses processus et organisation du travail comme lors des précédents confinements, en particulier pour les règles de distribution d’objets. Enfin, le télétravail est applicable pour les fonctions compatibles [Lire le courrier de La Poste].

FO Com soutient tous les agents salariés et les fonctionnaires de Guadeloupe et de Martinique qui traversent cette épreuve. Nous interviendrons autant de fois que nécessaire pour que la santé et la sécurité de tous les agents soient LA priorité.

Crise sanitaire, vie chère, pourtant les salaires restent confinés dans les DOM

v1_dom_mai2021_Page_1Depuis plus d’un an, les postiers des départements d’Outre-mer sont confrontés à la double peine, la crise sanitaire et la vie chère.

Confinement ou déconfinement, les prix n’ont jamais été aussi élevés dans nos départements. Une situation sociale et économique qui se dégrade de jour en jour due à la crise sanitaire. Mais aussi aux politiques publiques inadaptées favorisant l’appétit toujours plus vorace d’une minorité détenant des capitaux par héritage souvent historique et des multinationales en situation de monopole d’entreprises.

La révolte sociale contre la vie chère en 2009 pendant quarante-quatre jours n’a pas réglé le problème. Et la loi pour lutter contre la vie chère, mise en place dans le cadre de la loi relative à la régulation économique des Outre-mer du 20 novembre 2012, cette fameuse loi sur le bouclier qualité-prix, n’a jamais fonctionné correctement faute de volonté des pouvoirs publics.

[Lire le tract]

DOMIENS
Des postiers à part entière !

dom_nov2020Les postières et postiers domiens font face à la crise sanitaire, tout comme les postiers de l’hexagone. Ils affrontent avec courage et professionnalisme les dangers de la pandémie dans l’accomplissement de leur mission de service public. Force Ouvrière salue et applaudit des deux mains l’engagement, le dévouement et la conscience professionnelle de l’ensemble du personnel.

Cependant pour FO Com, la crise sanitaire ne doit pas servir de prétexte à toutes les décisions remettant en cause les acquis, les revendications, le pouvoir d’achat et le service public. Les postières et postiers sont soumis en permanence à des changements incessants et méritent d’être justement considérés.

[Lire le tract]

Coronavirus : La Guadeloupe est placée en « zone d’alerte maximale »

guadeloupeLe ministre de la santé Olivier Véran l’a annoncé lors d’une conférence de presse mercredi 23 septembre : face à l’aggravation de la crise sanitaire du coronavirus, la Guadeloupe est placée en « zone d’alerte maximale ».

  • Accès à la plage et rivière interdit (entre 11h30/14h30 et 19h/5h)
  • Fermeture des restaurants et bars à partir de samedi pour 15 jours
  • Rassemblement de plus de 10 personnes interdit dans les lieux publics
  • Privilégier le télétravail
  • Fermeture des établissements recevant des publics sauf les cinémas et le théâtre
  • Motif impérieux de voyage entre la Guadeloupe, la Martinique et les îles du nord
  • Horaires aménagées pour les personnes vulnérables dans les supermarchés et centres commerciaux.
  • Réunion avec les représentants de cultes pour l’organisation des fêtes religieuses.

Pourquoi en sommes-nous là !

Rappelez-vous avant le déconfinement, la Guadeloupe comptait à peine 156 cas, très peu de décès et de personnes en réanimation.

Sous la pression économique, d’influences en tout genre et la défense d’intérêts privés, accompagné du laisser aller  avec les manquements sanitaires, la situation actuelle était prévisible! Les autorités gouvernementales savaient que le département de la Guadeloupe était déjà sinistré en matière de dépistage, de matériels et d’équipements de diagnostic, de soins et de protections (gants, lunettes, blouses, sur-blouses, masques,). ils n’étaient pas en nombre suffisant pour le personnel soignant, les infirmiers et  infirmières, les auxiliaires de vie sociale.

Une précarité sanitaire et économique, sans dotation soutenue, un système sanitaire mal organisé avec une organisation du CHU de la Guadeloupe qui n’est pas à la hauteur de la gravité de cette  situation exceptionnelle. Manque de médicaments, de protocoles de soins, les règles de désinfection du matériel ne sont pas respectées. Aujourd’hui, ce sont ces mêmes autorités qui nous pointent du doigt, s’affolent et cherchent avant tout à faire porter toutes la responsabilité sur la population Guadeloupéenne.

Alors que le constat est bien là! Des vrais manquements aux missions de services publics, manque d’informations, d’explications, déficits de communication envers la population sont observés. Et c’est sans rappeler la poursuite de leur politique de suppressions de lits et d’emplois au CHU de la Guadeloupe, même après l’incendie de 2017. Pour nous, les pouvoirs publics sont bien responsables de cette situation, conduisant à l’affaiblissement de l’hôpital, source du désastre constaté de cette crise dans notre département.

FO Com apporte tout son soutien à la population et salariés victimes du chômage, des restructurations et plans de licenciements.