Rémunération

Grilles indiciaires des fonctionnaires de La Poste: il y a urgence !

PPCRDerniers de la Fonction Publique à bénéficier de PPCR, jusqu’à quand les postiers vont-ils subir cette injustice ?

Les postiers perdent de l’argent mais cela n’émeut pas le ministre malgré nos deux courriers. Or, pour nos collègues en fin de carrière, chaque jour compte !

C’est ce que nous venons de rappeler au ministre de l’économie et des finances en le sollicitant une fois encore afin d’obtenir une accélération de la publication des décrets pour régler cette question au plus vite. [Lire le courrier envoyé au Ministre]

Prime d’intéressement 2021 : attention aux fake news

Prime d’intéressementLa Poste aurait laissé entendre que les effets de la crise sanitaire sur son résultat priveraient les postiers de leur prime d’intéressement en 2021. Bien que non officielle l’information a été largement relayée par des organisations syndicales non signataires de l’accord Intéressement… en sous-entendant lourdement la responsabilité des organisations signataires !

Rappelons tout d’abord aux chaleureux de la critique et aux frileux de l’engagement que la loi impose la signature d’un accord d’intéressement pour obtenir la mise en place d’une formule d’intéressement dans les entreprises et c’est aussi le cas à La Poste.

Si FO a signé 3 accords intéressement successifs depuis 2012 c’est pour défendre la plus juste participation de tous les postiers au résultat de La Poste (y compris au bénéfice des non signataires!)

FO a obtenu des critères de qualité et de performance (courrier J+1, taux de flashage des colis, satisfaction globale des clients en bureau de poste) permettant d’augmenter la prime jusqu’à 24%.

Alors quelle prime pour 2021 ?

Dans l’accord actuel, négocié en 2018, un article prévoit de neutraliser l’arrivée de la CNP à La Banque Postale dans le périmètre du résultat global de La Poste. Mais nous avions obtenu, si l’opération (encore largement hypothétique quant à sa date en 2018) devait se réaliser la réunion d’une commission de suivi afin de revoir ce périmètre une fois l’intégration de la CNP réalisée.

Et parce que c’est désormais le cas, FO en qualité de signataire vient de demander la tenue de cette commission de suivi.

En 2021, La Poste ne pourra pas continuer à ignorer l’impact de la CNP. FO revendique l’intégration du résultat financier de la CNP dans les résultats du Groupe.

Pourquoi cette revendication ? Parce que le calcul de la prime se fait sur la base du résultat financier global de La  Poste et  l’intégration  de la CNP (combattue par les mêmes « non –signataires ») au périmètre  du Groupe, va tirer vers le haut le montant de la prime.

Un nouvel accord sera négocié en 2021. Il portera sur la période 2021 -2023 pour les versements de la prime de 2022 à 2024.

FO se bat, comme toujours, pour améliorer les critères de calcul en faveur des postiers et intégrer le résultat de la CNP pour une revalorisation de la prime d’intéressement.

 

Challenge Colis : résultat de l’alerte de FO !

ChallengeCela fait des années que FO revendique la proratisation des primes Colis, notamment celles du Challenge de la Peak Période.

Et pour cause : une seule absence pour maladie pendant la période du 15 au 30 novembre, ou pendant la période du 1er au 24 décembre, entraine la perte de la prime associée de 200 € ou 350 €.

Les années précédentes, nous évoquions les agents malades de la grippe, de la gastro…qui venaient travailler malgré la maladie pour toucher la prime et par conséquent potentiellement contaminer leurs collègues.

Cette année, Covid oblige, FO a fait une alerte nationale en évoquant des conséquences beaucoup plus graves…La direction nous a entendu en proposant 5 périodes de 8 jours à la place des 2 périodes indiquées plus haut.

Cela permettra aux agents absents de pouvoir toucher plus de «  Challenge » en fonction des périodes de 8 jours validées, donc plus de pouvoir d’achat qu’auparavant.

FO continue de  revendiquer le 13ème mois ainsi qu’une valorisation financière de l’investissement du personnel du Colis pour cette année si particulière de crise sanitaire et de « tsunami » de colis.

Pour un meilleur salaire, pour un meilleur traitement !

Face à un pouvoir d’achat en berne, l’engagement professionnel des postières et postiers ne cesse d’évoluer à travers de nouveaux services, de nouvelles activités…

AVEC FO AGISSONS COLLECTIVEMENT POUR :

  • Le 13ème mois
  • Une augmentation significative de notre salaire
  • Le dégel du point d’indice
  • L’application des décrets sur les nouvelles grilles indiciaires des fonctionnaires
  • Le maintien de la prime d’intéressement

Ensemble, agissons pour une juste reconnaissance de notre travail et une meilleure rémunération. Ensemble, agissons pour faire aboutir nos revendications. Signez la pétition: http://www.focom-laposte.fr/petition-meilleur-salaire-meilleur-traitement/

Salaires : retrouver de la dignité dans le travail

Le salaire permet de subvenir à ses besoins, à celui de sa famille ainsi qu’au financement de plusieurs composantes de notre modèle social. Il est une reconnaissance du temps de travail effectué et/ou des tâches réalisées. Mais ce que beaucoup de dirigeants oublient, c’est qu’il est le symbole de l’effort, souvent invisible à leurs yeux au moment où il est produit. Au-delà du pouvoir d’achat des personnels, le salaire permet d’alimenter les différentes infrastructures liées aux services publics, mais aussi aux caisses de retraites, d’assurance maladie, de formation, etc. Ce double enjeu est primordial à intégrer dans tout processus de relance économique, surtout après une crise telle que nous venons de vivre.

Rendre le travail décent par un salaire juste

Et pourtant, sans revalorisation des salaires, pas de relance économique. L’amortisseur social que constitue le salaire est évident. Dans le même temps, la croissance ne pourra repartir que si la consommation des ménages est au beau fixe. Comment lutter contre la précarité et la récession ? Le salaire est une réponse partielle à ce sombre paysage qui se dessine un peu plus chaque jour. Les entreprises arbitrent sans cesse entre l’emploi et les salaires, avant tout déterminés par la répartition des gains de productivité. Mais quand on regarde le nombre de positions de travail supprimé (équivalent temps plein) et les augmentations salariales au ras des pâquerettes, nous pouvons nous poser légitimement la question : mais où va l’argent ? Dans l’investissement, la recherche, le développement ? Dans la poche d’actionnaires toujours plus avides ?

D’après les données de l’INSEE publiées en avril 2019, le salaire médian mensuel net se situe à 1 789 euros. Beaucoup de postiers trouveront cette somme astronomique tellement elle est éloignée de leur réalité. Cependant, il est demandé aux postiers davantage d’agilité et d’adaptabilité, de compétences et de productivité et une augmentation des salaires permettant de valoriser la participation de chacun à l’effort collectif. Car qu’on se le dise, les vœux pieux de l’entreprise et les boîtes de chocolat ne peuvent payer les impondérables de la vie de tous les jours. Et ce ne sont pas les demandes d’aides pécuniaires – faites par les postiers à La Poste – fortement liées aux charges courantes, voire aux achats de première nécessité, qui nous prouvent le contraire…

Reconnaître l’engagement de toutes et tous

Considérée comme ayant des activités essentielles à la Nation, La Poste ne valorise pas la force de travail et la disponibilité de ses agents à remplir leurs missions de services publics. Les Négociations Annuelles Obligatoires de ces dernières années, ponctuées par celles de 2020, ne nous démontrent pas le contraire : seulement 0,3 % d’augmentation générale des bas salaires et 0,4 % en moyenne pour les personnels cadres. Rapportée à l’inflation qui se si-tue à 1,1 % en 2020, on est bien loin du compte ! Ajoutons à cela les hausses successives des dépenses liées à l’énergie, au logement, aux mutuelles et autres assurances, aux achats du quotidien, la conclusion est assez simple : l’augmentation du pouvoir d’achat n’est pas une priorité ! Or, les gains de productivité réalisés par La Poste sont bels et bien palpables.

En tout cas, les « derniers de cordées » n’en voit pas la couleur… Ils doivent faire face à la descente infernale et lente vers la précarité. « Serrer-vous la ceinture ! » Cette expression connue depuis des décennies n’est pas valable pour tout le monde… Elle s’applique surtout à ceux qui fournissent un effort considérable pour répondre aux exigences de La Poste.

À FO Com, nous continuons de revendiquer : le grade de base 2.1, le 13e mois pour tous, et la nécessaire transposition des grilles indiciaires pour les fonctionnaires (PPCR).

« Qui se contente de belles paroles risque d’attendre fort longtemps »

À cette maxime, les fonctionnaires peuvent aisément s’identifier. Depuis plusieurs années, toujours aucun prémisse de la transposition des grilles indiciaires de la fonction publique aux postiers concernés. En plus du point d’indice gelé depuis plus d’une décennie, les postiers fonctionnaires subissent de plein fouet l’austérité salariale. Et quel mépris ! En juin 2020, un énième courrier est parvenu au Ministre de l’économie chargé de faire publier les décrets relatifs à ce changement. Mais pour seule réponse, nous n’avons simplement qu’un accusé de réception du courrier. L’urgence n’est encore une fois pas du côté de l’augmentation des salaires.