Séniors

Avantages bancaires aux postiers à la retraites et futurs retraités, FO enfin entendue

La Banque Postale propose 15 % de remise sur ses services ou 80 € par an !

La Banque Postale (LBP), filiale de La Poste, vient de comprendre que les 171 000 retraités et, d’une façon générale les futurs retraités, constituaient un atout indispensable pour son équilibre financier.

Pourtant c’était loin d’être gagné depuis sa décision brutale de juin dernier de supprimer ce qui restait de considération due aux retraités : les quelques avantages bancaires dont ils bénéficiaient encore sur leur comptes courants.

Il faut croire que notre combat engagé depuis 2022 et les actions menées contre cette décision inacceptable et méprisante visant à redonner aux postiers retraités, et au-delà aux futurs retraités, la reconnaissance que leur entreprise leur doit après des décennies passées à travailler à son développement, ont été entendues.

FO a agi (tracts, pétitions et plus récemment modèle de lettre des retraités au Président) auprès de La Poste afin que sa Banque Postale renonce à cette décision.

Le 30 octobre, plus de 1400 signatures à notre pétition réclamant le maintien des avantages et dénonçant cet acte de déconsidération ont été remises à la DRH du Groupe. En retour, elle nous informait que LBP devait réfléchir à un dispositif de compensation.

Fin novembre, Force Ouvrière lançait une lettre des retraités au Président afin de faire entendre à La Poste que les retraités ne se laisseront pas faire. Plusieurs centaines de lettres sont parvenues au Président.

Ainsi après plusieurs mois d’interventions contre cette décision arbitraire, La Banque Postale vient d’annoncer, lors du récent CA de La Poste, ses propositions en termes d’avantage bancaire (geste commercial) qu’elle est prête à faire pour les 171 000 postiers retraités :

  • soit une réduction de 15 % sur tous les services ;
  • soit une remise de 80 € par an.

Avant de préciser la forme de la compensation, elle souhaite questionner les syndicats sur ces propositions. Pour FO Com, c’est une première avancée. Reste à connaitre les modalités d’obtention et les conditions de ces deux choix. Nous demanderons l’octroi des deux. A défaut, celle relative aux 80 € attribués par an à chaque retraité serait des plus judicieuse et compenserait mieux ce que les retraités ont perdu.

Dans l’attente de la décision finale par rapport aux propositions, FO Com reste vigilante et entend agir afin que La Poste redonne à ses retraités toute la considération qu’ils sont en droit d’attendre.

Senior c’est à partir de 55 ans. Point.

SeniorL’IPSOS a réalisé pour l’association « A compétences Egales », une étude qui laisse apparaitre que les entreprises considèrent que l’on devient Senior à 49,6 ans. L’INSEE quant à lui, classe les salariés à partir de 55 ans dans cette case.

Mais, ô surprise ! Profitant de la renégociation de l’avenant sur le télétravail, La Poste a demandé aux organisations syndicales de reculer de 2 ans la séniorité au prétexte du recul de l’âge de départ à la retraite. Il a même été dit que les revendications sur le télétravail ne seraient acceptées qu’à la condition sine qua non d’accepter ce recul de la séniorité de 55 à 57 ans !

Doit-on en déduire que plus on recule l’âge de la retraite, plus on reste jeune plus longtemps ? Si la réponse est positive, nous devrions donc nous battre pour obtenir le recul de l’âge de la retraite à 90 ans !

Plus sérieusement, ouvrir cette porte, c’est se retrouver dans un couloir de conséquences graves pour tous les salariés, à commencer par exemple par  l’aménagement des tournées senior des facteurs.

La séniorité n’a pas de lien avec l’âge de la retraite. Pour l’un c’est une question d’état civil, pour l’autre c’est politique !

Que les choses soient claires, pour FO Com c’est non : on ne touche pas à l’âge de la séniorité !

Jours Pénibilité Seniors

Jours Pénibilité Seniors… ou comment faire des économies à La Poste ?

L’accord « un avenir pour chaque postier » signé en 2015 prévoyait diverses mesures dont l’octroi de jours de congés supplémentaires pour les postiers seniors.

Ces jours appelés JPS ( Jours Pénibilité Seniors ) sont crédités sur MaBoxRH au 1er janvier aux postiers éligibles, c’est-à-dire à ceux qui ont plus de 55 ans et qui occupent des positions de travail pénibles. 3 jours jusqu’à 57 ans, 4 jusqu’à 60 ans et 5 au-delà de 61 ans. La liste des fonctions éligibles avait été établie et même étoffée sous l’impulsion de FO Com, en 2021.

Et là, qu’apprenons-nous donc ? Comme elle en a le secret et le pouvoir, La Poste, de manière unilatérale, décide de modifier la liste des fonctions pénibles au prétexte que le diagnostic de certaines jusqu’alors éligibles ne le seraient désormais plus. Elle aurait donc surévalué ? Ben tiens !

Ainsi, un Chef d’équipe courrier-colis, un agent S3C ou un technicien de maintenance ne pourra plus bénéficier de ce dispositif à partir du 1er janvier 2024. Comme toujours, on tire les acquis vers le bas et cela devient insupportable.

FO Com considère que la pénibilité ne se constate pas uniquement par une activité physique. FO Com demande que La Poste, spécialiste du double discours, revoie sa copie et fasse bénéficier toutes les postières et tous les postiers de ce dispositif. Elle ne peut pas en effet, proposer des accords dans lesquels elle écrit qu’« une attention toute particulière sera portée aux seniors » et écrêter une liste d’activités pénibles qui en exclut fatalement.

FO Com alerte également La Poste sur le fait que certaines DEX commencent déjà à appliquer cette mesure en demandant aux futurs-ex-éligibles de « rembourser » les JPS acquis alors que celle-ci ne sera active qu’à partir de 2024 !

FO Com revendique un retour à la liste originale des fonctions pénibles et demande que les outils de diagnostics soient plus précis et prennent en compte d’autres facteurs de pénibilité comme le prévoit d’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité).

Inacceptable et méprisant : La Poste ne veut plus de ses retraités comme clients de La Banque Postale

Au prétexte de difficultés financières, La Poste a décidé, arbitrairement et unilatéralement, de supprimer les quelques rares avantages bancaires accordés à ses retraités (et, par conséquent, à ses futurs retraités) domiciliant leur pension sur un compte bancaire de La Banque Postale. Fin, au 1er janvier 2024 : 

  • du taux de découvert préférentiel,
  • de la cotisation gratuite et des points Adesio offerts,
  • de la rémunération des comptes courants à hauteur de celle du livret A
[Lire le tract]

Revalorisations salariales TPAS : « no man’s land »

TPASCela n’aura échappé à personne, l’inflation galopante met à mal le porte-monnaie de tout un chacun. Dans ce contexte difficile, toutes les revalorisations, bien qu’insuffisantes, sont les bienvenues.

FO Com a bataillé dur pour obtenir une augmentation pour les postières et les postiers actifs lors des NAO (+2.5%). Les retraités bénéficieront également d’une hausse de leur pension (+1.1% depuis janvier puis +4% à partir de juillet).

Et les agents en TPAS ?

Quand il entre dans la phase « non active », qui peut d’ailleurs durer plusieurs années, le postier en TPAS n’entre dans aucune des deux catégories susnommées. Il devient donc un oublié du système, un égaré au cœur d’un « no man’s land » dont la traversée pourrait s’avérer compliquée.

Oui, mais on fait quoi ?

FO Com reste aux côtés de ces postières et de ces postiers. Il est urgent d’évoquer ce « statut » lors des NAO et d’intégrer ce personnel dans le dialogue social afin qu’ils bénéficient des mêmes avancées que les autres.