Séniors

Retraites: « points » n’en faut !

Le gouvernement ne démord pas de l’idée de mettre en place la retraite par points malgré de fortes oppositions. Le projet de loi est décalé de quelques mois, mais il compte l’appliquer avant la fin de l’année 2019.

Ce projet de loi consisterait à instaurer un régime de retraite unique par points  afin de donner les mêmes droits à tous. Mais quelle serait la valeur exacte de ce point ? Aucune information n’a été donnée sur le sujet.

Les futurs retraités et les retraités sont déjà malmenés par les nouveaux régimes en place : hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 point, pour les salariés la fusion des régimes complémentaires AGIRC et ARRCO  et l’abattement imposé pour un départ en retraite à l’âge de 62 ans… Bref,  autant de mesures qui mettent à mal la vie des travailleurs et des retraités.

C’est pourquoi FO appelle tous les retraités à se rassembler le jeudi 31 janvier 2019 afin de défendre le pouvoir d’achat des retraités. Différents rassemblements auront lieu nationalement. Approchez vous de vos représentants FO locaux afin de connaitre les détails de votre lieu de rencontre.

FO réaffirme son opposition à toute forme de retraites conduisant à réduire les droits des salariés, à reculer encore l’âge de départ en retraite et la remise en cause des régimes existants. FO revendique le maintien des quarante-deux régimes existants et le maintien du code des pensions pour les fonctionnaires. FO S’oppose au projet qui signerait une baisse des droits et du niveau des pensions des retraités. Pour les agents en départ anticipé (TPAS), pénalisés par la loi sur les retraites, FO demande à La Poste d’allouer une indemnité compensatrice ou une promotion leur permettant de neutraliser leur décote.

Côté Cadres – Fusion AGIRC-ARRCO et accord de 2015 sur les retraites complémentaires

Trois ans après, les cadres du secteur privé doivent payer la facture (une de plus)…

Rappel : le 30 octobre 2015, FO refuse de parapher l’accord qui entérine la fusion des deux régimes complémentaires de retraite que sont l’AGIRC et l’ARRCO. Et qui officialise donc l’acte de décès du premier cité, celui des cadres. Les raisons de ce refus ?
Ce texte, cosigné par la CFDT, la CGC et la CFTC, introduit un mécanisme pérenne de recul de l’âge ouvrant droit à la retraite à taux plein et inflige un tour de vis supplémentaire au pouvoir d‘achat des futurs cotisants.
1er janvier 2019: les mesures prennent effet. Et font des cadres les principaux perdants de cette négociation.
Sans doute n’avez-vous pas eu toutes les explications en détail à l’époque. Les voici.

[Télécharger] [Télécharger N&B]

Nouvelles grilles indiciaires pour les futurs retraités

Le 7 novembre 2017, FO signait avec d’autres organisations syndicales, l’accord sur le transfert d’une partie du complément de rémunération vers la rémunération indiciaire des fonctionnaires. L’accord est également applicable aux salariés de La Poste de la classe I à la classe III.

Dès décembre 2018, les fonctionnaires pourront bénéficier de cet accord lors de leur départ en retraite, sans avoir l’obligation de 6 mois d’ancienneté sur leur dernier indice.

 FO se félicite de cette avancée pour tous les fonctionnaires et les salariés de La Poste. Afin de connaître votre nouvelle grille indiciaire, rapprochez vous de vos représentants locaux FO.

Du 3 au 6 décembre 2018, afin de mieux être défendus, votez FO !

Le 15 mars: les retraités dans la rue !

A l’appel de Force Ouvrière, les retraités seront présents dans toutes les manifestations organisées afin de se faire entendre et se faire respecter.

Les retraités sont méprisés depuis des années. Tous les moyens des gouvernements qui se succèdent sont bons pour contester le droit à une existence digne : stagnation du montant des pensions, fiscalisation du supplément pour avoir élevé des enfants, attaques sur les pensions de reversion…

Aujourd’hui, c’est une nouvelle attaque qu’ils subissent, au travers de l’augmentation de 1,7% du taux de CSG.

C’est pour toutes ces raisons que FO Com vous attend nombreux le 15 mars afin d’exiger le droit à la dignité et au respect.

Le 15 mars, défendez-vous, personne ne le fera à votre place !

Ces retraités obligés de retravailler pour survivre

201104020819Bien loin des stéréotypes diffusés, ici et là, par médias interposés,  pointant souvent les retraités comme des personnes nantis, une récente étude révèle qu’en 10 ans, le nombre de retraités travaillant tout en percevant une retraite a augmenté de 68 % (50 % entre  2009 et 2016). Selon la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (Drees), ils étaient, en 2006, 137 058 à travailler. En 2016, ils avoisinaient les 368 500. Si, à ce décompte, étaient ajoutés les retraités issus des professions non salariés (professions libérales, artisans, agriculteurs….) le nombre passerait à plus de 480 000.

les fins de mois difficiles sont la raison essentielle qui amène les retraités à reprendre le travail, notamment pour les 52 % des hommes percevant une retraite en moyenne de 872 € et les 48 % de femmes touchant elle en moyenne 752 €, bien en deçà du seuil de pauvreté (1008 euros). A noter aussi que 23 000 retraités de plus de 75 ans exercent encore une activité professionnelle.

A un moment où les retraités vont subir, en 2018, une baisse de leur retraite de 1,7 % du fait de la hausse de la CSG, cette étude est révélatrice de la détérioration et de l’appauvrissement des conditions de vie des retraités depuis 10 ans.  Et ce n’est certainement pas avec les annonces du gouvernement sur la future réforme des retraites (harmonisation des régimes, recul de l’âge de départ…) que la situation des retraités vivant avec de faibles retraites s’améliorera. Non, les retraités ne sont pas des nantis et plus que jamais la défense du pouvoir d’achat des retraités et futures retraités demeure une priorité.