Conviés à une ultime réunion au sujet des revalorisations salariales, nous sommes restés sans voix devant les propositions de La Poste :
- 0.7 % d’augmentation générale pour les classes I et II,
- 0.4% d’augmentation générale pour la classe III et 0.6% d’augmentation individuelle,
- 1% d’augmentation individuelle pour les Groupes A et B,
- 1% de complément de rémunération pour les classes I, II et III,
- Prime ultra-marine revalorisée à 1%.
Conséquences de ces décisions :
- des agents qui auront de plus en plus de mal à finir le mois,
- aucune augmentation individuelle pour bon nombre de cadres,
- La non prise en compte de la cherté de la vie dans les DROM.
FO Com a dénoncé le discours de La Poste mettant en relation inflation et revalorisation salariale. Mais pourquoi ne pas avoir suivi ce même raisonnement lorsque l’inflation était à 5,2% et 4,9% (en 2023 et 2024).
La Poste avance ses difficultés dans un contexte économique complexe. Certes, nous sommes conscients du poids du coût des missions de service public qui pèse dans les comptes de l’entreprise (environ 1 Md€ par an) du fait du désengagement de l’Etat.
Cependant, les personnels ne peuvent plus supporter cette disette salariale. D’une part d’un point de vue économique : il faut bien remplir le frigo et payer les factures. D’autre part, il devient insupportable d’assurer les résultats sans contrepartie et avec des dégradations des conditions de travail alors même que les actionnaires, eux, ne sont jamais inquiétés pour le versement de leurs dividendes.
Que reste-t-il comme solution ? Comment faire comprendre à La Poste que ses calculs sont erronés et contre-productifs ?
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