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Accord activité partielle : reconduction de l’indemnisation Covid-19 des postiers éloignés du service

activite_partielle copieCe 2 avril 2021, La Poste a réuni les organisations syndicales pour présenter les modalités  de reconduction de l’accord activité partielle.

Le Président de la République a annoncé le 31 mars 2021, une fermeture des crèches, écoles, collèges, lycées pendant 3 semaines avec un aménagement du calendrier des vacances scolaires. Ces décisions vont contraindre certains parents à télétravailler, poser des congés ou à trouver un mode de garde pour leurs enfants.

La Poste propose la reconduction pour un mois, du 1er au 30 avril 2021, de l’accord qui était valable jusqu’au 31 mars 2021, avec des nuances plus lisibles sur les conditions d’accès de la garde d’enfant. A ce jour, il n’existe aucun texte réglementaire émanant du Gouvernement, sur la garde d’enfant. Compte tenu de la situation actuelle, le nombre de postiers qui bénéficieront de l’indemnisation devrait augmenter et représenter environ 15 000 personnes (référence mars 2020).

FO Com a de nouveau demandé que les mesures d’indemnisation soient étendues aux personnes partageant le domicile d’une personne vulnérable ainsi qu’aux aidants et à l’ensemble des personnes handicapées.

Quand la Formation devient Compétence…

formationLe 4 mars 2021 s’est tenue une Commission de Dialogue Sociale à La Poste (CDSP) commune au Réseau et aux Services Financiers, ayant pour objet la présentation de Plan de Développement des Compétences 2021 de l’École de la Banque et du Réseaux (EBR).

Anciennement Plan de Formation, le Plan de Développement des Compétences compte anticiper les besoins des postières et des postiers en termes de formation afin de les accompagner au mieux vers le tout numérique.

Les formations pourront avoir lieu en télétravail et donc en distanciel. La Poste se base sur les résultats 2020 qui présentent une hausse des formations à distance (48% en 2020 contre 19% en 2019). L’adaptive learning (apprentissage adaptatif), mis en place dans le cadre de l’action commerciale “la grande course”, prévoit une formation continue. La ligne commerciale bancaire devrait ainsi “monter en compétence” en “se formant, s’entraînant et en performant”.

Bref, tout un programme qui va permettre à La Poste d’obtenir le label LUCIE 26000 en décembre 2021 (lors de l’audit de suivi Qualiopi) si la mise en place de la gouvernance, les relations et les conditions de travail sont responsables, si l’environnement est préservé…

 Mais, pour le postier apprenant, qu’en est-il ?

Aujourd’hui, le NPS (Net Promoter Score), indicateur pour mesurer la satisfaction client, est bien inférieur aux standards du marché (La Poste est à 25, le marché à 64). Même si cet indicateur demande une analyse poussée, force est de constater que la satisfaction n’est pas au rendez-vous. Équiper les conseillers de smartphone semble être une des solutions avancée par La Poste. Certes, l’équipement, les dysfonctionnement informatiques peuvent générer des irritants.

Mais les questions sont :

  • Suite à la formation, que reste-t-il de l’enseignement ?
  • Le postier est-il plus à l’aise et plus professionnel dans son métier ?
  • Réalise-t-il les formations en e-learning dans de bonnes conditions ?

Quant aux formateurs, La Poste reste évasive. Elle reconnait leur agilité mais ne semble pas prévoir de moyens supplémentaires nécessaires pour faire face aux nouveaux usages et à ce plan de développement très ambitieux.

Pour FO Com, il est clair que les enjeux futurs pour la formation seront étroitement liés aux évolutions des métiers dans le cadre des prochains plans stratégiques, mais aussi en lien avec la conformité, le réglementaire et l’accélération du digital.

FO Com a demandé que soient mis à disposition la force de travail et les moyens nécessaires sans lesquels aucune formation correcte n’est possible.

Accord nouvelles grilles indiciaires : on joue les prolongations !

grilles indiciairesA plusieurs reprises FO a interpellé La Poste et les politiques sur les dérives interminables et inacceptables de la mise en œuvre de l’accord unanime du 3 octobre 2018 sur la mise en place des nouvelles grilles indiciaires.

Pour les non spécialistes de la Fonction publique, et pour simplifier une question complexe dans sa traduction juridique, il s’agit de quoi ? Tout simplement de la traduction dans un accord d’entreprise d’un accord de la Fonction publique signé au niveau national pour pouvoir ajuster les grilles indiciaires des grades de la Poste sur les nouvelles grilles indiciaires de la Fonction publique.

Face à la lenteur prise sur l’application de cet accord, FO a régulièrement alerté La Poste qui, au final, nous a renvoyé vers le niveau politique à qui elle a transmis le projet.

Nous sommes alors intervenus auprès des cabinets ministériels et au sein des commissions de la Fonction Publique où siègent des élus FO. Pour formaliser ces démarches, nous sommes intervenus au travers de plusieurs courriers du secrétaire général Fonction publique FO au ministre de l’économie et à l’ancien ministre de la Fonction publique, ainsi que par 2 courriers de la secrétaire générale FO Com au ministre de l’économie en janvier 2020 et à la ministre de la fonction publique fin novembre 2020.

En réponse à ce dernier courrier, la ministre s’est voulue pédagogique et rassurante… Sa lettre, en conclusion, nous annonce une mise en œuvre à la fin du premier trimestre. (Lire le courrier de la ministre)

Nous sommes le 31 mars et…  point de décret !

Aujourd’hui c’est la parole politique qui est discréditée. Nous allons devoir intervenir au plus haut niveau pour sortir de cet enlisement incompréhensible qui n’est pas sans conséquences.

En effet, depuis la signature de cet accord en attente de décrets d’application, ce sont plus de 17 000 fonctionnaires qui ont quitté La Poste sans pouvoir en bénéficier.  Et ce sont plusieurs milliers de fonctionnaires qui en seront écartés car il faudra attendre encore 6 mois pour bénéficier du nouvel indice pour sa retraite ! Enfin, on ne compte pas tous les fonctionnaires qui ont retardé leur départ pour profiter de cet accord !

FO exige que ce préjudice de carrière soit pris en compte et que l’application future de cet accord soit immédiate pour les postières et postiers fonctionnaires !

Télétravail à La Poste: FO demande la fin du provisoire qui dure

teletravailLe 26 novembre 2020, plusieurs organisations patronales et syndicales, dont FO, ont finalisé un accord national interprofessionnel (ANI) « pour une mise en œuvre réussie du télétravail ». Cet accord va-t-il rester lettre morte à La Poste ? 

Un an après le premier confinement, il est devenu impossible de ne pas tenir compte des préconisations de ce texte et de continuer à décourager celles et ceux qui souhaitent bénéficier de l’accord d’entreprise en vigueur depuis 2018.

Le télétravail à 2 vitesses, ça ne peut plus durer ! Isolement, sous-équipement, non-droit à la déconnexion sont la règle dans plusieurs endroits du territoire et dans plusieurs métiers. Avec tous les risques pour la santé des postières et des postiers que cela comporte. Quant aux managers, ils attendent encore souvent des consignes claires et un accompagnement à la hauteur des objectifs qu’on leur impose.

Les contingents de travailleurs à distance grossissent mois après mois et des agents n’ont pas rencontré physiquement leur manager depuis 1 an : pour FO, moteur sur le sujet depuis le début, le no man’s land a assez duré.

Le fil des négociations, rompu fin 2020, doit être repris rapidement : FO demande la réouverture rapide de négociations pour adapter l’accord actuel au contexte d’aujourd’hui et aux enjeux de demain !