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Colissimo : une nouvelle génération

Alors que le colis est le métier dont l’activité progresse le plus à La Poste, cette dernière a décidé d’investir dans de nouvelles plateformes Colissimo.

Ce sera le cas à Cadaujac (33) où une nouvelle plateforme verra le jour en 2021, en remplacement de la plateforme de Bègles trop dépassée. Les travaux pris en charge par Poste Immo devraient débuter fin 2019 pour un investissement de 30 millions d’euros.

Cette plateforme « nouvelle génération » sera équipée d’une nouvelle machine capable de trier 13.000 colis par heure, soit une moyenne de 312.000 colis traités par jour (220.000 actuellement en période de pic d’activité). Le personnel sera amené à soulager les sites postaux alentours en les aidant dans la distribution.

La Poste affirme que les 136 agents (hors intérimaires) du site de Bègles auront un poste sur le nouveau site ou dans les autres métiers de l’entreprise. Pour autant, il faut que La Poste reçoive les organisations syndicales afin de poser cet accompagnement sur papier.

FO demande à l’entreprise d’accompagner le personnel de la plateforme de Bègles dans cette mutation à venir au plus proche des demandes des agents.

FO revendique une prime pour tous les agents dont le trajet domicile-travail sera impacté (10 kilomètres séparent les deux sites).

Pour FO, ces décisions doivent être prises en amont de cette nouvelle organisation lors de l’ouverture des négociations.

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Compte personnel de formation : une potion amère

cpfDepuis le 1er janvier 2019, le CPF (Compte Personnel de Formation) est monétisé pour les salariés. Il n’est plus composé d’heures de droit à la formation, mais est converti en euros. L’heure est comptabilisée à 15 euros, avec un plafond maximum de 5000 euros.

Pour FO, cette monétisation du CPF est inadmissible. Une formation qualifiante revient en moyenne à 35 euros de l’heure. Aucun agent ne pourra décemment suivre une formation sans être obligé de compléter financièrement le coût de celle-ci  à titre personnel.

Attention aussi aux heures acquises avant 2015 au titre du DIF (Droit Individuel de Formation) qui devront être utilisées avant le 31 décembre 2020, à défaut, elles seront  perdues.

Pour FO, il est primordial de maintenir un accompagnement personnalisé de chaque agent et de proposer des formations dignes de ce nom sans prendre en compte leur coût. La Poste doit participer financièrement à l’évolution personnelle et professionnelle de ses agents.

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Négociations Annuelles Obligatoires: un dialogue inexistant

Le 19 décembre 2018, la plénière d’ouverture des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) pour 2019 s’est tenue. Une fois de plus, La Poste n’a adressé aucun document préalablement à cette première réunion aux organisations syndicales. Ces dernières ont toutes dénoncé cette méthode qui ne permet pas de préparer sérieusement les dossiers en amont. FO dénonce la méthode employée, qui va à l’encontre du dialogue social loyal et respectueux qui s’impose.

Les NAO 2019 s’ouvrent dans un contexte politique et économique particulier. Trop souvent La Poste a opposé à nos revendications salariales un coût de la vie stable. Aujourd’hui, la remontée sensible des prix à la consommation que subissent les postiers comme tous les citoyens, nous apporte la démonstration de la prise en compte insuffisante de cette donnée qui impacte tous les ménages. La hausse des prix du logement, de l’alimentation et de l’énergie, entre autres, ont contribué à la perte de pouvoir d’achat qui frappe encore plus durement les bas salaires et les familles monoparentales.

C’est pourquoi FO revendique l’attribution d’un 13ème mois, l’augmentation du salaire brut, ainsi que l’augmentation significative du Complément de Rémunération.

Le pouvoir d’achat est en berne : et si on augmentait sérieusement les salaires ?

Pour FO, les NAO ne sont pas des négociations au rabais !

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Un grand pas pour les personnes en situation de handicap

Le décret n° 2018-1222 du 24 décembre 2018* permet l’allongement de la durée maximale d’attribution de certains droits pour les personnes handicapées ainsi que leur attribution sans limitation de durée pour les personnes dont le handicap est irréversible.

Dès le 27 décembre 2018, la durée maximale de validité des décisions de la CDAPH (commission des droits et de l’autonomie) augmente de 5 à 10 ans (sauf spécification contraire).

A partir du 1er janvier 2019, sont attribuées sans limitation de durée à toute personne qui présente un taux d’incapacité permanente d’au moins 80 % et dont les limitations d’activité ne sont pas susceptibles d’évolution favorable, la CMI « invalidité » (Carte Mobilité Inclusion), l’AAH1 (Allocation aux Adultes Handicapés et l’ACTP (Allocation Compensatrice pour Tierce Personne).
En cas de droits multiples attribués par la CDAPH, l’ensemble de ces droits devra être attribué pour la durée la plus longue, sauf cas particulier.

À partir du 1er janvier 2020, la RQTH et l’orientation vers le marché du travail sont attribuées sans limitation de durée à toute personne qui présente une altération définitive d’une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale, cognitive ou psychique qui réduit ses possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi.

FO se félicite de ces mesures qui vont mettre fin à l’obligation pour les personnes handicapées de justifier sans cesse de leur situation de handicap pour accéder à leurs droits.
Pour autant, la durée des droits « rallongée » ne doit pas empêcher les personnes de saisir la MDPH lors de tout changement de situation.

N’hésitez pas à vous rapprocher de vos représentants FO pour de plus amples renseignements !

* https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2018/12/24/SSAA1832060D/jo/texte/fr

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