Archives: salaires des cadres

Bilan social … salaire ou sale air ?

Le bilan social, c’est « le truc » qu’on reçoit dans sa boite mail mais ne nous mentons pas, on le lit rarement. Trop de chiffres, trop d’informations… bref pas le temps! Pourtant, c’est une belle photographie de l’entreprise.

Par exemple, petit coup d’œil sur les rémunérations. Voilà ce qu’on y apprend pour les cadres :

FONCTIONNAIRE SALARIE
rémunération  MENSUEL BRUT  ANNUEL BRUT  MENSUEL BRUT  ANNUEL BRUT
Groupe B & C            7 494          89 928            8 106          97 272
Groupe A            4 240          50 880            4 309          51 708
Cadres            3 095          37 140            2 701          32 412

Petit calcul pour aboutir au salaire net :

MENSUEL NET ANNUEL NET MENSUEL NET ANNUEL NET
Groupe B & C            6 369          76 439            6 242          74 904
Groupe A            3 604          43 248            3 318          39 815
Cadres            2 631          31 569            2 080          24 957

Ah oui… finalement nous serions plutôt bien payés à La Poste ! Mais un bilan affiche une moyenne.  Mais une moyenne, c’est avoir les pieds dans le four et la tête dans le frigo, ainsi on est moyennement tiède. Alors la moyenne des salaires nous interroge !

Nous attendons que le Siège ajoute quelques éléments, tout d’abord l’affichage des bas et des hauts salaires par catégorie car la grille de rémunérations n’éclaire rien ainsi que l’évolution entre 2021 et 2022 qui apparait dans les autres chapitres qui donnerait un véritable éclairage des augmentations.Cela aurait le mérite de permettre des négociations de salaire honnêtes et transparentes. FO Com continuera à intervenir en ce sens lors des prochaines NAO.

Rémunération : les cadres sup fonctionnaires existent encore

Si on pensait un peu à eux!

Vous êtes cadre du groupe A et B à La Poste ET fonctionnaire ?

Vous avez souri en entendant l’annonce de l’augmentation du point indiciaire de 1,5 % le menant généreusement à 4,93 € brut quand l’INSEE annonce une inflation à 4,5% pour 2023. Puis voilà, le traitement de juillet tombe et… Augmentation = 0, rien, nada !

Et oui ! Pour les cadres supérieurs et stratégiques fonctionnaires de La Poste, n’oublions pas que les augmentations de point indiciaire sont compensées par une reprise sur le complément Poste et ce, depuis 2006.

Et le Siège rappelle que vous avez bénéficié d’une généreuse augmentation générale de 1,5% et d’une augmentation individuelle pouvant aller jusqu’à 2% pour les plus chanceux ! Au passage, ce n’est pas dans l’ADN du fonctionnaire de négocier son salaire et sauf exception, les augmentations tombent de façon parfaitement opaque.

Petite cerise sur le gâteau : la retraite, est calculée sur les 6 derniers mois du traitement brut indiciaire donc hors primes, hors augmentation obtenues.

Les plus jeunes se souviennent des longues années de gel du point l’indice des fonctionnaires. De fait, si l’inflation depuis les années 2000 était rattrapée, il faudrait que le point d’indice soit à 6,16 €. Un petit delta de 25%. Une paille ! Il est désormais acquis que notamment pour les fonctions en tension, l’écart se creuse nettement entre fonctionnaires et salariés.

FO Com mène bataille pour des salaires dignes de ce nom mais aussi pour de la transparence qui permettait de mettre au jour les injustices et de rendre les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) plus loyales et honnêtes !

FO Com revendique une chose simple : à fonction égale, salaire égal à un niveau décent !

Rémunération : les cadres sup fonctionnaires existent encore

cadres sup fonctionnairesSi on pensait un peu à eux!

Vous êtes cadre du groupe A et B à La Poste ET fonctionnaire ?

Vous avez souri en entendant l’annonce de l’augmentation du point indiciaire de 1,5 % le menant généreusement à 4,93 € brut quand l’INSEE annonce une inflation à 4,5% pour 2023. Puis voilà, le traitement de juillet tombe et… Augmentation = 0, rien, nada !

Et oui ! Pour les cadres supérieurs et stratégiques fonctionnaires de La Poste, n’oublions pas que les augmentations de point indiciaire sont compensées par une reprise sur le complément Poste et ce, depuis 2006.

Et le Siège rappelle que vous avez bénéficié d’une généreuse augmentation générale de 1,5% et d’une augmentation individuelle pouvant aller jusqu’à 2% pour les plus chanceux ! Au passage, ce n’est pas dans l’ADN du fonctionnaire de négocier son salaire et sauf exception, les augmentations tombent de façon parfaitement opaque.

Petite cerise sur le gâteau : la retraite, est calculée sur les 6 derniers mois du traitement brut indiciaire donc hors primes, hors augmentation obtenues.

Les plus jeunes se souviennent des longues années de gel du point l’indice des fonctionnaires. De fait, si l’inflation depuis les années 2000 était rattrapée, il faudrait que le point d’indice soit à 6,16 €. Un petit delta de 25%. Une paille ! Il est désormais acquis que notamment pour les fonctions en tension, l’écart se creuse nettement entre fonctionnaires et salariés.

FO Com mène bataille pour des salaires dignes de ce nom mais aussi pour de la transparence qui permettait de mettre au jour les injustices et de rendre les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) plus loyales et honnêtes !

FO Com revendique une chose simple : à fonction égale, salaire égal à un niveau décent !

Cadres : vous avez dit NAO ?

La loi oblige les entreprises à engager, chaque année, des négociations salariales avec les Organisations Syndicales : ce sont les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires).

A La Poste, les salaires, du facteur au cadre sont insuffisamment élevés pour pouvoir absorber l’inflation du moment (6% selon l’INSEE) !

Concernant les cadres, La Poste propose pour le moment 1% d’augmentation générale et 2% d’augmentation individuelle. Nous savons tous que les enveloppes ne seront jamais distribuées intégralement à chaque cadre : ce sera donc au manager de niveau local de répartir, de manière subjective, ces enveloppes par ailleurs faméliques.

La Poste s’interroge sur la raison de ses difficultés à recruter des cadres ? Qu’elle commence par bien les rémunérer. Car la reconnaissance passe aussi par le salaire et exige donc, pour FO Com, plus que 1%. Sans compter que l’engagement quotidien des cadres, quel que soit leur niveau et leur fonction, est tel (heures supplémentaires non payées, responsabilités de plus en plus lourdes, surcharge de travail) que la proposition actuelle s’apparente plus à un pourboire qu’à une augmentation salariale !

Aujourd’hui le compte n’y est pas, FO Com continue à porter la voix des cadres en exigeant des augmentations salariales significatives notamment au regard de l’inflation actuelle.

Mieux comprendre les salaires des cadres en France

La rémunération des cadres est plus ou moins complexe, souvent constituée de multiples éléments variables et/ou d’avantages additionnels. de nombreux facteurs, aux premiers rangs desquels l’âge et la fonction occupée, déterminent son importance.

Une grande disparité de salaires

Le salaire médian* des cadres en France (salaire fixe + variable) s’établit à 50 k€. pour les cadres âgés de moins de 30 ans, il s’établit à 39 k€ et atteint 60 k€ chez les cadres âgés de 50 ans ou plus. Les salaires des cadres sont dispersés : 80 % d’entre eux sont compris dans une fourchette allant de 36 à 85 k€. Cette dispersion illustre la diversité de la population des cadres.

52 % des cadres bénéficient d’une part variable « à court terme » : 43 % sont ainsi concernés par une prime sur objectif, 9 % par une commission sur le CA de l’entreprise et 10 % par d’autres éléments variables. Ce variable peut représenter, dans la moitié des cas, plus de 9 % de la rémunération annuelle brute totale et même près du quart pour 10 % des cadres.

Une rémunération plus ou moins composée

D’autres éléments peuvent s’ajouter à la rémunération des cadres. Ainsi, 36 % des cadres bénéficient d’un intéressement, 32 % d’une participation et 22 % d’un plan d’épargne d’entreprise. Des avantages additionnels peuvent compléter les dispositifs de rémunération proposés par les entreprises. La quasi-totalité des cadres interrogés déclarent bénéficier d’une mutuelle d’entreprise**. Les tickets restaurants ou la restauration d’entreprise (66 %), un système de prévoyance (60 %), l’usage privé du téléphone (36 %) ou encore le financement d’une partie du coût des transports (44 %) figurent parmi les avantages les plus répandus.

Les différents facteurs qui font varier le niveau de salaire

Outre l’âge, le salaire varie selon la fonction exercée, les compétences à mettre en œuvre et les caractéristiques du poste occupé. Parmi les missions qui sont à l’origine des principaux écarts de salaire se trouvent la responsabilité hiérarchique, la gestion d’un budget et la dimension internationale. La taille et le secteur d’activité de l’entreprise sont aussi déterminants pour la rémunération des cadres. Par exemple, plus la taille de l’entreprise est importante, plus les niveaux de rémunération sont élevés. Enfin, les niveaux de rémunération varient en fonction du lieu de travail ; les cadres qui travaillent en Île-de-France sont mieux rémunérés que les cadres qui travaillent en province.

* La moitié des cadres perçoit un salaire annuel brut inférieur à ce montant et l’autre moitié un salaire supérieur.
** Depuis le 1er janvier 2016, tout employeur du secteur privé a l’obligation de proposer une couverture complémentaire santé collective à ses salariés. certains salariés en contrat court peuvent être dispensés d’y adhérer.

Source : APEC, les salaires des cadres en 43 fonctions, septembre 2021