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Salaires, une urgence à la BSCC

SalairesDans le contexte inflationniste délicat qui touche toutes les postières et tous les postiers et au-delà de nos actions en faveur du pouvoir d’achat auprès de la DRH, nous avons décidé d’interpeller le Directeur de la BSCC. En effet, il était important de mettre en exergue les difficultés rencontrées par les agents de cette branche principalement issus des Classes I et II.

Nous exigeons de réelles réflexions autour de ce sujet qui, s’il n’est pas pris à bras-le-corps par La Poste, accélérera la démotivation du personnel et entraînera un renoncement.

Vous trouverez ci-joint le courrier adressé au Directeur. [Lire Le courrier au Directeur de la BSCC]

FO Com tient à rappeler que le pouvoir d’achat, à l’instar de l’emploi, reste notre priorité.

9 octobre : Journée mondiale de la poste

la posteLuttons pour un service postal public et mobilisons-nous pour les postiers!

Les services publics ont toujours été l’épine dorsale dans le fonctionnement d’un pays car ils sont l’aménagement du territoire, la proximité avec les citoyens, les services de santé ou bancaires indispensables, la distribution de la presse, la livraison de repas, de courrier ou de colis, la relation humaine par principe.

Alors que la pandémie du covid-19 semble être derrière nous, des voix s’élèvent pour rappeler le rôle indispensable et vital de nos services publics et notamment de nos postiers. Qui étaient les seuls contacts avec la population pendant les confinements de la crise sanitaire ? Nos postiers présents partout sur le territoire ont répondu présents alors que le gouvernement tergiversait encore sur le port du masque, le gel ou les protocoles sanitaires.

La Poste a encore cette image de « grande maison » avec sa proximité, sa chaleur humaine mais pour combien de temps encore ?

Les nombreuses réorganisations et privatisations de nos postes nuisent à nos missions de service public et impactent fortement les conditions de travail des postières et postiers : maigres salaires, conditions difficiles. L’un des derniers rapports du GIEC atteste de l’impact de la libéralisation sur les services publics.

Notre Poste française évolue comme nos postes européennes mais cela ne peut être à ce prix. Nos postiers ont encore ce lien avec la population. Cessons de casser le service public au principe qu’il faudrait réformer…La Poste doit garder les moyens pour ses missions de service universel, pour un coût carbone maîtrisé.

Depuis des années, FO Com met en garde La Poste sur ses expérimentations en matière de nouveaux services ou de digitalisation. Cela ne peut se faire sans concertation et surtout sans les postiers. Alors redonnons ses lettres de noblesse à La Poste !

Et maintenant…des rendez-vous chronométrés

rendez-vous chronométrésMais où s’arrêteront-ils ?

Courant juillet 2022, beaucoup de conseillers se sont posés la question, s’étonnant de voir apparaître une nouvelle case à remplir dans GDP. Encore une fois, aucune explication en amont, aucun sens donné par la ligne managériale, aucune concertation… Alors, les raccourcis sont vite faits : Les Cobas ne perçoivent cette nouvelle obligation que comme une autre façon d’être « fliqués » et infantilisés. Quel peut bien être l’objectif de La Poste ?

Pour la LCB, il n’y a pas de doute : en mesurant ainsi la durée des rendez-vous, La Poste cherche à ajuster le nombre de conseillers et justifier des suppressions de postes.

Raccourci ou vérité ?

C’est le conseiller qui doit sélectionner la durée du rendez-vous, pouvant aller de 15 minutes à plus d’une heure, ainsi que la méthode de vente utilisée. Les problèmes informatiques, le scan des documents, l’auto-certification, les délais pour joindre la CNP, l’IARD, ou le crédit consommation, les procédures grignotent bien trop de temps sur le temps purement commercial. Il est donc fort à parier que la plupart des rendez-vous dureront plus d’une heure !

De plus, La Poste oublie tout ce qui entoure l’acte de vente. L’importance de l’empathie est primordiale. Aujourd’hui, encore plus qu’avant, le client a besoin qu’on se soucie de lui, il ne souhaite plus être un numéro. Ça, il faut que La Poste l’intègre, tout comme elle doit accepter que le suivi du client ne débouche pas systématiquement sur un rendez-vous concrétisé ! Ce temps-là est difficilement quantifiable et nécessite de faire confiance aux conseillers.

Force est de reconnaître qu’aujourd’hui l’entreprise est à des années-lumière de cette évidence. Un management contre-productif nous semble d’un autre âge et ne permettra pas d’attirer de nouvelles recrues.

Nouvelle Gamme Courrier : Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Nouvelle gamme courrierLa Poste met en place une Nouvelle Gamme Courrier ainsi qu’une nouvelle gamme tarifaire au 1er janvier 2023 avec pour principales mesures :

  • La suppression du timbre rouge sous sa forme physique au profit d’une version dématérialisée.
  • Le passage du J+1 à J+3 en lettre verte sur tout le territoire.
  • Le maintien d’une qualité de service à 95%, engagement pris avec ses clients.

Ceci engendre une complète réorganisation des plates-formes Courrier-Colis et des centres Courrier. La Poste revoit également sa politique de transport avec la suppression des lignes aériennes au 24 mars 2023 et de 300 liaisons véhicules légers afin de réduire l’impact environnemental.

Si pour La Poste la mise en place de la nouvelle gamme répond aux nouveaux usages des clients et améliore son empreinte carbone, pour FO, c’est une mauvaise nouvelle de plus et un mauvais coup pour le service public !

Quid de l’accès à l’affranchissement pour les personnes les plus fragiles qui n’ont pas internet ou qui vivent loin d’un bureau de poste ? Comme nous l’avons rappelé, le service public n’a pas pour objet d’être rentable, cependant, il doit permettre à tous les citoyens et usagers de pouvoir communiquer dans des conditions d’accessibilité et dans des conditions financières identiques pour tous.

Quid des conséquences sur l’emploi ? Cette nouvelle gamme courrier va forcément avoir un réel impact sur l’emploi. Mais La Poste n’est pas en capacité de répondre à cette question et pourtant notre inquiétude est réelle et notre action pour la pérennité de l’emploi prioritaire.

Pour toutes ces raisons, FO Com exige le maintien de la lettre papier en J+1.