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En matière de recrutement, La Poste ne sait plus à quel saint se vouer

recrutementL’EMRG (Espace Mobilité Recrutement Groupe) devait être la panacée en matière de recrutement. Malgré l’objectif affiché : « Faire La Poste de demain avec les postiers d’aujourd’hui », il semble que les résultats ne soient pas au rendez-vous. Manque de moyens donnés à cette filière ou réel désintérêt des français à rejoindre La Poste pour y travailler ?

Quoi qu’il en soit, le Groupe fait appel, contre « rémunération », à ses collaborateurs pour tenir le rôle de « chasseurs de tête » !

Peu confiante en la capacité de persuasion des postiers ou incertaine de leur motivation, c’est avec des chèques cadeaux que ces derniers seront récompensés par La Poste. Il est fort probable que ces quelques euros auront du mal à convaincre les postiers. En effet, 56% d’entre eux seulement recommanderaient le Groupe La Poste en tant qu’employeur à des amis ou connaissances (source : baromètre social 2020).

On voit donc fleurir çà et là dans les métiers des challenges parrainage, avec des récompenses à la clé de l’ordre de 200€, voire plus dans certains cas.

Il est urgent que La Poste ouvre les yeux. La bonne question est : pourquoi nos métiers ne sont pas attractifs ?

Pour FO les réponses sont évidentes : une rémunération bien trop faible, une qualité de vie au travail dégradée, un manque d’autonomie et une insuffisance de moyens.

Il est temps que La Poste prenne conscience que les postiers d’aujourd’hui, comme ceux de demain, sont extrêmement sensibles à l’équilibre vie privée-vie professionnelle, à la reconnaissance et au sens de leur travail. Un effort et des progrès sensibles doivent être faits sur ces sujets. FO ne manquera pas de le marteler au fil des instances afin que les postiers présents se sentent bien dans leur travail et, tout naturellement, donnent envie à leur entourage de rejoindre le Groupe La Poste.

Coup de projecteur du COGAS sur les associations de La Poste du Secteur Culturel

associations de La PosteAprès plus d’un an de crise sanitaire, le COGAS* a souhaité donner un coup de pouce aux postiers pour se remettre à la Culture !

507 associations postales rayonnent sur toute la France au service des postiers. Parmi elles, on trouve toutes les associations du Secteur Culturel.

Pour la rentrée 2021, le COGAS offre la gratuité de l’adhésion 2021 pour les postiers aux associations nationales du Secteur Culturel.

Vous ne les connaissez pas encore ? FO vous aide à les découvrir:

Pour FO, il est essentiel que la culture soit accessible à tous ! Nous y veillons dans toutes nos actions au sein du COGAS !

*Conseil d’Organisation et de Gestion des Activités Sociales de La Poste

 

Les ravages prévisibles du flex office

flex officeLa nouvelle génération d’open space sans bureaux attribués permettant aux entreprises de réduire les surfaces et les coûts immobiliers a des conséquences inquiétantes sur les relations de travail. Outre les ratios dictés par la lutte des places, avec la génération d’un stress pour trouver un bureau, premier arrivé, premier servi, la question de la performance collective semble étrangement absente des réflexions sur le flex office *.

Que penser de la montée en puissance, dans le même temps, du recours aux messageries instantanées ? De la définition de temps d’échanges au risque d’occulter les discussions informelles créant pourtant de la richesse au sein d’une équipe ? Aux injonctions de silence absolu pour permettre la concentration et la performance ?

En effet, certains boulots ne sont pas passionnants en tant que tels, mais ils ont un intérêt que par le contact humain, la confrontation à la vraie vie dont nous avons tant manqué durant ces derniers mois. La réduction des coûts et des surfaces ne vaut que si le collectif de travail est protégé des détériorations qui viserait sa dissolution, sans exposer les travailleurs à un environnement davantage anxiogène.

Ajoutons à cela l’opposition majoritaire exprimée par les salariés à ce type de formule. La reconnaissance de la dégradation des conditions, d’altération de la concentration et de l’augmentation de certaines pathologies est largement partagée. Le collectif, la communication, les échanges entre collègues, l’organisation, le fonctionnement du service… tout est touché, sans oublier l’isolement du salarié et les risques psychosociaux que cela occasionne. De fait, ces risques étant connus, le salarié préférera ne plus venir et privilégier le télétravail faisant naître un risque de désocialisation et de déshumanisation.

Et à l’heure où la question de l’emploi est centrale dans la relance économique de notre pays, il ne faudrait pas que « nos grands penseurs » aillent, en plus, sur le terrain glissant d’un emploi 100 % télétravaillable = un emploi délocalisable.

Si le temps est à la sur-performance, l’agilité et la flexibilité, FO défendra toujours le droit des salariés à des environnements de travail sécurisés et sécurisants.

FO Com reste vigilant et alerte face aux dérives du flex office. S’il parvient à rétrécir les surfaces, il ne doit pas rétrécir la dimension humaine de l’entreprise.

*Ou encore desk sharing, free seating, bureau dynamique : termes qui désignent l’absence de bureau ou de poste de travail fixe et nominatif de l’ancien monde.

Le travail du dimanche chez DPD

dpdLa Direction de DPD vient d’annoncer au CSE que les dimanches 5, 12 et 19 décembre pourront être travaillés, en fonction des agences.

Force Ouvrière est clairement contre cette proposition, et rappelle son opposition au travail du dimanche en général.

Comme si cela ne suffisait pas, la compensation serait le minimum de la convention collective, soit 10.50 euros de l’heure pour moins de 3 heures de travail et 24.43 euros au-delà de 3 heures…

FO reste ouvert à la négociation pour défendre les intérêts des salariés